Nieuws van het front per ballon, augustus 1918

De journalist van de "Pourquoi Pas?" noteert in zijn oorlogsdagboek (Pourquoi Pas? pendant l'occupation, p. 192) dat rond eind Juli - begin Augustus 1918, wanneer de wind in de goede richting waaide, hebben het Belgisch leger en de Bondgenoten ballonnen los gelaten in de richting van Brussel om nieuwberichten en groetjes aan de Brusselaars door te sturen en om de Duitse soldaten te ontmoedigen.

Il schrijft het volgende : "Depuis quelques jours, on nous envoie du front des ballonnets qui, par vent favorable, nous apportent des saluts et des souvenirs. Ainsi, à l'occasion des fêtes nationales, les portraits du Roi et de la Reine sont descendus sur Bruxelles comme une nuée d'oiseaux blancs qui hésitent à se poser. Ce furent ensuite des encouragements à la patience, des assurances que la victoire finale est proche. Enfin, des journaux belges et français nous apportèrent des comptes rendus de la célébration de la fête américaine en France et de celle du 14 juillet.

"Tout cela a été accueilli avec transport. Et, beaucoup de gens - même parmi les moins grincheux - se sont demandés pourquoi, de l'autre coté de la ligne de bataille, on avait attendu quatre ans pour recourir à ce mode de correspondance.

"Mais les ballonnets a déclic automatique et les aéroplanes montés n'adressent pas à nous seuls des communications et ces communications ne consistent pas uniquement en compliments et en souhaits : une propagande intense par la voie des airs - une propagande par le faîte, dit le loustic - s'exerce sur l'armée allemande; rédigés dans une langue modérée et claire, s'appuyant sur des faits et sur des chiffres, ces feuillets volants doivent certainement influencer le soldat; il suffit, pour s'en convaincre, de voir avec quelle fureur les officiers font la chasse à ces petits papiers."

De ballonnetjes komen aan als een witte wolk en geven opnieuw moed aan de Brusselaars, die niet de enige bestemmelingen zijn van de Geallieerde "luchtpost". De Duitse soldaten krijgen van hun kant een gematigde propaganda die hen aanzet in te zien dat zij de oorlog bijna verloren hebben. De officieren reageren heftig en verscheuren de vlugschriften voordat de soldaten de tijd gehad hebben om er kennis van te nemen.