Des prisonniers de guerre libérés déambulent à Bruxelles, novembre 1918

Des prisonniers de guerre libérés errent en rue en attente d’être rapatriés. Parmi eux il y a des Britanniques, des Français, des Italiens, des Russes qui ont travaillé comme esclaves pour les Allemands. Les Bruxellois s’intéressent à eux, ils discutent avec des Italiens et des Anglais dont certains connaissent la langue maternelle. Les habitants les plus généreux les accueillent chez eux pour les réconforter, leur donner un bon repas, un bon bain et un bon lit. Ils connaissent un certain succès auprès de la gente féminine. Il y a de plus en plus de familles qui hébergent des ex-prisonniers anglais, qui sont ravis de se sentir dorlotés après leurs dures souffrances. En général, les anciens prisonniers de guerre alliés sont très bien accueillis par la population, ils goûtent les bières et les spécialités culinaires belges même en temps de pénurie, ils apprennent la définition de la « zwanze bruxelloise » !