Bataille de Neuve-Chapelle 1915

A cause de la réorganisation du dispositif britannique, de la relève des troupes britanniques à Ypres et les préparatifs pour le débarquement dans les Dardanelles, le général French décide d'attaquer avant les Français. L'offensive est de moindre envergure: la prise du village Neuve-Chapelle et de la but d'Aubers, poste d'observation idéal, ce qui fait un front de 3 km de large. Première utilisation d'avions de reconnaissance photographique en vue d'une offensive. Le 10 mars au matin 40.000 Britanniques et Indiens attaquent les positions allemandes après une préparation d'artillerie de 35 minutes. Les Alliés gagnent très vite du terrain dans le village, mais les Gharwal Rifles subissent de lourdes pertes en attaquant une position qui n'a pas été bombardée par l'artillerie britannique. Après quelques heures seulement, l'offensive s'arrête faute de munition et à cause de la rupture de la ligne téléphonique. Les Allemands se renforcent et le 12 mars le Kronprinz Rupprecht de Bavière lance une contre-attaque qui échoue. Le 13 mars la bataille est terminée, les Britanniques manquent cruellement d'obus. L'offensive a coûté cher aux belligérants: les Britanniques et Indiens ont perdu 11.200 tués ou blessés et les pertes allemandes sont inconnues, mais assez conséquentes. Le gain de terrain est dérisoire: 2 km de large sur 3 km de profondeur. Mais par cette offensive les Britanniques ont prouvé qu'ils pouvaient lancer des offensives d'envergure par eux-mêmes. La guerre des tranchées entrait dans sa fase active; attaques et contre-attaques allaient se succéder sans grands gains de terrain jusqu'au printemps 1918. Les préparations d'artillerie allaient durer plus longtemps au détriment de l'effet de surprise, les Allemands avaient le temps d'envoyer des réserves là où les Alliés allaient attaquer.

 

 

Des canons anglais en renfort 1915

Début 1915, le haut commandement français a l'intention de lancer une offensive d'envergure dans le but de réduire le saillant allemand dans la ligne de front alliée, en attaquant au nord, en Artois, et au sud, en Champagne et de tenter une percée. Le général French du BEF est du même avis, la guerre de tranchée mine le moral des troupes.  En préparation de l'offensive, l'armée britannique masse un grand nombre de canons à l'arrière du front.

Soulèvements au Maroc 1915

Après le début du conflit en Europe, en août 1914, les Français décident de garder des troupes coloniales au Maroc. Malgré cela des espions allemands exhortent les tribus à peine pacifiés à se revolter contre les colonisateurs. Des tribus, e.a. berbères, suivent les directives allemandes. La révolte s'intensifie après la déclaration du Djihad par le sultan turc, Mehmet V. A partir de ce moment-là, elle n'est plus uniquement politique, elle prend une couleur religieuse. Des imams exhortent les croyants à se révolter contre l'oppresseur chrétien. La révolte diminuera en intensité en 1915, après l'intervention des autorités militaires françaises. Photo extraite d'un album allemand consacré à la guerre 1914-1915.

Première utilisation du lance-flammes sur le front ouest 1915

Le 26 février 1915, les Allemands utilisent une nouvelle arme léthale dans la guerre des tranchées. Afin de déloger un ennemi bien protégés dans ses tranchées, l'armée allemande utilise des lance-flammes. Cette arme est un danger pour l'ennemi, mais également pour le soldat qui porte sur le dos un réservoir rempli d'un liquide inflammable. Il suffit qu'une balle transperse le réservoir, pour que le soldat prenne feu comme une torche.

Pigeons au service de l'armée de campagne 1915

A l'époque où la radio (TSF) ne portait pas encore très loin et que les lignes téléphoniques et télégraphiques étaient souvent détruites par l'ennemi, le meilleur moyen d'envoyer un message à l'état-major ou aux unités au front était d'employer des pigeons. Ici un bus parisien transformpé en pigeonnier de campagne.

Afrique du Sud-Ouest (Namibie) 1915

Le 11 février 1915, le général sud-africain Louis Botha prend le commandement de la force septentrionale avec la ferme conviction de s'emparer de la colonie allemande d'Afrique du Sud-Ouest (Namibie). Le 22 février, les opérations militaires commencent: mouvement enveloppant au nord et au sud de la rivière Swakop. Objectif: occuper Windhoek.