Occupation

Pour satisfaire aux besoins de l’armée allemande, les réquisitions de toute nature auprès de la population civile sont légions pendant la Première guerre mondiale.

occup-keym028-121-2 La saisie relative aux métaux non ferreux est considérée comme un pillage organisé.

La déportation des hommes de 16 à 45 ans pour le travail obligatoire en Allemagne fait scandale.

Si les ministres et leur cabinet sont réfugiés au Havre en France, l’appareil étatique belge reste en place en fonctionnant sous la tutelle allemande. Celle-ci tente de répondre aux exigences flamandes relatives entre autres à l’usage des langues.

 

La police communale est maintenue et dédoublée par des organes de surveillance propre à l’occupant, notamment une police militaire et une police de mœurs pour les soldats en stationnement et de passage, de même qu’une police politique de contre-espionnage.

 

Cette occupation brutale et sans concession va complètement changer l'image de l'Allemagne dans le monde et en Belgique en particulier. Jusqu'à la veille de la Première Guerre mondiale, l'empire allemand était un phare intellectuel, culturel, scientifique, technique, économique et financier, comme l'importance de la section allemande à l'exposition universelle de Bruxelles en 1910 le prouve. Au lendemain de la guerre, les "Boches" sont totalement décriés, jusqu'à changer tous les noms des rues et des produits commerciaux à connotation germanique. L'eau de Cologne, par exemple, est remplacée par l'eau de L'Yser 1914...

 

Pour en savoir plus :

Le récit de la première journée de l'occupation allemande à Bruxelles (20 août 1914)