Des prisonniers de guerre libérés errent en rue en attente d’être rapatriés. Parmi eux il y a des Britanniques, des Français, des Italiens, des Russes qui ont travaillé comme esclaves pour les Allemands. Les Bruxellois s’intéressent à eux, ils discutent avec des Italiens et des Anglais dont certains connaissent la langue maternelle. Les habitants les plus généreux les accueillent chez eux pour les réconforter, leur donner un bon repas, un bon bain et un bon lit. Ils connaissent un certain succès auprès de la gente féminine. Il y a de plus en plus de familles qui hébergent des ex-prisonniers anglais, qui sont ravis de se sentir dorlotés après leurs dures souffrances. En général, les anciens prisonniers de guerre alliés sont très bien accueillis par la population, ils goûtent les bières et les spécialités culinaires belges même en temps de pénurie, ils apprennent la définition de la « zwanze bruxelloise » !


Après la signature d'un accord sur l'échange de prisonniers de guerre, les 12/13 février 1918, la Russie bolchevique échange des prisonniers des Empires centraux contre des prisonniers russes. La Suède a prêté un navire pour le transport des prisonniers des Empires centraux vers Sassnitz, où ils sont nourris et soignés avant de continuer leur route en train vers la mère Patrie. Sur la photo nous voyons l'arrivée des prisonniers austro-hongrois, accueillis par des religieuses infirmières.   

Des officiers allemands de la marine et de l'armée de terre ont été échangés contre des prisonniers de guerre alliés. Ceux-ci sont échangés en pays neutre, les Pays-Bas en l'occurrence, et avant de repartir vers la patrie, ils posent fièrement pour une photo de propagande dans une salle de bal, quelque part à Rotterdam.

Des prisonniers civils allemands provenant de l'Est africain allemand ont transité par la France avant d'être remis aux autorités allemandes à Constance. Ils ont été échangés contre d'autres prisonniers alliés.

Des prisonniers de guerre français attendent d'être interrogés (novembre 1916). Photo prise par le, médecin auxiliaire Harlandt.

Equipe de football composée de prisonniers de guerre du camp de prisonniers de Sennelager (Allemagne)

Le salon de coiffure du camp de prisonniers de Güstrow. Couper les cheveux fait partie de l'hygiène capillaire, permettant de lutter contre le fléau des poux. Se rendre chez le coiffeur du camp permet également de bavarder et d'écouter les potins du camp.