Le 24 octobre 1917, l'artillerie germano-autrichienne tire une combinaison d'obus HE et des obus au gaz sur les positions de l'armée italienne. Au mois de septembre 1917, l'armée austro-hongroise a été renforcée par des unités de chasseurs alpins et par des divisions d'infanterie allemandes. Les 9 divisions austro-hongroises et les 6 divisions allemandes forment la 14éme armée sous les ordres du général allemand von Below. L'offensive est lancée à partir de Tolmino, Caporetto et Plezza près de l'Isonzo et a pour objectif de détruire la 2ème armée italienne qui était pratiquement en état d'alerte. L'offensive principale lancée par la 14éme armée est masquée par les attaques de deux autres armées austro-hongroises: l'une vers le sud le long de la côte adriatique en direction de Venise et l'autre vers le nord-ouest en direction de la Piave. Le feu de l'artillerie sème la panique parmi les soldats italiens qui se rendent compte que leurs masques anti-gaz ne servent à rien. Sous couvert de la pluie et du brouillard, les Germano-autrichiens progressent rapidement. Grâce au contournement des positions défensives, en 24 heures les Germano-autrichiens pénètrent de 24 km dans les lignes italiennes. Le général en chef italien, Luigi Cadorna pense à se retirer sur la rivière Tagliamento, mais par manque de communication, il ne connaît pas l'ampleur du désastre et les positions de l'ennemi. Finalement, il décide le 27 octobre, de replier son armée sur le Tagliamento. Le repli est terminé à la fin du mois. Mais l'ennemi le talonne. La Bataille de Caporetto est considérée comme la plus grande défaite de l'armée italienne pendant la Première Guerre mondiale. Pendant cette retraite, de nombreux soldats italiens désertent et ceux qui sont repris, sont fusillés pour l'exemple. (voir le roman d'Ernest Hemingway, L'Adieu aux armes)

En octobre 1917, le Kaiser rend visite au sultan Mehmet V à Constantinople et visite le champ de bataille de Gallipoli (les Dardanelles). Par la même occasion, il félicite le commandant allemand et l'équipage du croiseur de bataille Yavuz (ex-Goeben de la Marine impériale allemande transféré à la Turquie en 1914) pour leurs faits d'armes en Mer noire.

Par sa visite à la capitale de l'Empire ottoman, le Kaiser a voulu faire comprendre à l'Entente que l'Allemagne tient fermement à la Turquie et que, tout comme les Balkans, elle garde la Turquie dans sa sphère d'influence politique et économique. De plus, la Turquie se trouve sur le chemin de fer reliant l'Asie Mineure à Bagdad et plus loin.

Après la chute du port russe de Riga, le Kaiser Guillaume II visite la ville le 3 septembre 1917 en compagnie du prince Léopold de Bavière, commandant en chef des forces armées allemandes sur le front de l'est. Sur cette photo il est en présence du prince Heinrich de Prusse.

Profitant des problèmes de politique interne en Russie, les Allemands lancent une offensive en vue d'occuper le port de Riga. La 8ème Armée allemande du général Oskar von Hutier fait face à la 12ème armée russe. Le général allemand utilise une nouvelle tactique : un bombardement de courte durée, suivi d'une attaque par les unités d'élite des Sturmtruppen, appuyées par l'artillerie mobile en évitant les positions russes trop bien défendues.

L'attaque du général Hutier sur la Dvina a porté ses fruits : la 12ème armée russe se liquéfie; 9.000 soldats russes fait prisonniers. Beaucoup de soldats russes désertent. Le port russe de Riga est finalement tombé entre les mains des Allemands.

La tactique utilisée par le général Hutier a été appliquée sur le front italien avec le résultat que l'on sait : le désastre italien de Caporetto en octobre 1917 et sur le front occidental lors des offensives allemandes du printemps 1918.

Le général en chef italien Luigi Cadorna lance la 2ème et la 3ème armées à l'attaque des positions austro-hongroises. La première au nord de la ville de Gorizia et la 3ème vers le sud entre Gorizia et Trieste. Les Italiens sont très vite arrêtés au sud de Gorizia par la 5ème armée austro-hongroise, tandis que dans le nord les Italiens progressent bien et s'emparent du plateau de la Bainsizza. Les pertes sont élevées dans les deux camps. Se sentant affaiblis, le quartier général austro-hongrois demande l'aide de son allié allemand.

La troisième bataille d'Ypres qui a commencé le 31 juillet 1917 a dû être interrompu le deuxième jour à cause de la boue et de la pluie. La bataille recommence le 16 août en direction de la ligne Geluveld - Langemark. La 5ème armée britannique du général sir Hubert Gough progresse lentement à cause de la farouche résistance des défenseurs allemands. L'offensive prend fin le 18 août 1917 : les Britanniques ont atteint Langemark et les Français le lieu-dit Drie Grachten. Les soldats britanniques démoralisés ne progressent plus..

 

Après les succès de l’offensive contre Messines, le chef de la force expéditionnaire britannique (BEF), le général Haig, décide de forcer une percée dans le secteur d’Ypres, et ensuite de continuer l’offensive en direction du port de Bruges afin de neutraliser la menace sous-marine, qui menace gravement l’économie britannique. Le premier objectif est de s’emparer de la crête entre Westrozebeke et Broodseinde et ce avant l’arrivée de l’hiver. Malgré les averses de pluie, la date du jour J est maintenue.

L’offensive commence le 31 juillet 1917 dans un épais brouillard. Au nord d’Ypres, l’armée française arrive à traverser l’Yser et s’empare successivement de Steenstrate et de Bikschote. Au centre, les Anglais enfoncent les lignes allemandes de 3 km et s’emparent de villages fortifiés comme Saint Julien. La progression en direction de la route Menin-Ypres est bloquée par les fortes pluies. Ce temps de répit permet aux Allemands de se réorganiser.

La seconde offensive est lancée le 16 août 1917 contre la ligne Geluveld-Langemarck. Les Français atteignent le lieu-dit Drie Grachten, tandis que les Britanniques s’emparent de Langemarck. Les soldats britanniques démoralisés ne progressent plus.

La troisième offensive débute le 20 septembre en direction du village de Geluveld, au sud d’Ypres. Les Britanniques et les ANZAC progressent mètre par mètre ; ils subissent une contre-attaque au gaz. Le polygone et Zonnebeke sont conquis, mais Geluveld reste aux mains des Allemands.

La dernière offensive débutant le 6 novembre est lancée par le Corps canadien de Currie. L’objectif, le village de Passendale, est atteint en deux heures au prix de lourdes pertes. La bataille de Passchendaele permet d’avancer de 8 km dans les lignes allemandes et de soulager la pression sur l’armée française. Mais toujours au prix de lourdes pertes : 8.500 Français, 4.000 Canadiens, 250.000 Britanniques et 260.000 Allemands morts, blessés et disparus.