Le général allemand Paul von Lettow-Vorbeck, dont les troupes sont inférieures en nombre par rapport aux troupes coloniales alliées, se retire en direction de l'Afrique orientale portugaise. Malgré le fait d'avoir perdu un tiers de ses troupes, encerclées par les Alliées, il continue à se battre jusqu'en novembre 1918, en utilisant des tactiques de guérilla. 

Le zeppelin allemand L59, en route pour ravitailler les troupes du général Paul von Lettow-Vorbeck, combattant en Afrique de l'est allemande, reçoit l'ordre de faire demi-tour au-dessus du Soudan. L'Etat-major allemand croit fermement que le général allemand est sur le point de se rendre.

La douzième bataille de l'Isonzo touche à sa fin, car les Germano-autrichiens n'ont plus de réserve.

Le commandant en chef italien a réussi à stabiliser le front, mais à quel prix : 30.000 tués et blessés, 275.000 prisonniers et un nombre plus important de déserteurs. De plus, les Italiens ont perdu 2.500 canons, de nombreux véhicules, une grosse quantité de munitions et de vivres. Les pertes germano-autrichiennes s'élèvent à 20.000 hommes, ce qui est "acceptable" vu l'ampleur de l'offensive. Fin 1917, le front s'est stabilisé dangereusement près de Venise.

La désastreuse défaite italienne a eu pour conséquence le remplacement du général Cadorna par le général Armando Diaz et le renforcement de l'armée italienne par des unités britanniques et françaises sur le front de la Piave. Ce qui est plus important, c'est que les Italiens voient la guerre d'une autre façon. Jusque fin octobre, la guerre leur semblait lointaine, en dehors du territoire national. La bataille de Caporetto a eu lieu principalement sur le sol italien. Le thème de l'ampleur de la défaite et de la guerre sur le sol national a été exploité par divers personnages publics italiens comme l'ultra nationaliste Gabriele D'Annunzio et le soldat journaliste Benito Mussolini. De nombreux Italiens ont entendu l'appel et se sont engagés comme volontaires dans l'armée.

Le général Sir Edmund Allenby réalise fin octobre 1917 sa percée à Beer Sheba. Son objectif est de percer entre la 7ème armée turque en retraite et la 8ème armée turque qui occupe toujours ses positions défensives à Gaza, le long de la côte. Le Desert Mounted Corps doit mener une attaque, à partir de Beer Sheba, sur Gaza. Mais la 8ème armée turque est au courant de son plan et se retire de Gaza en suivant le littoral. La 7ème armée turque se dirige vers Jérusalem. Pour ne pas perdre de temps, le commandant en chef britannique ordonne à ses troupes de suivre l'ennemi au plus près, même si ses troupes manquent cruellement d'eau.

Profitant de leur progression fulgurante, les Germano-autrichiens bousculent les défenses italiennes le long du Tagliamento. Le général Cadorna ordonne aux troupes italiennes de se retirer sur la Piave. Le 9 novembre 1917, la retraite est terminée malgré la pression ennemie. Les Italiens sont de plus en plus décidés à se défendre.

Les troupes britanniques et du Commonwealth, sous le commandement du général Sir Edmund Allenby, comptant 88.000 hommes divisés en 7 divisions d'infanterie et le Desert Mounted Corps constitué de chevaux et de chameaux, ont débuté la 3ème bataille de Gaza. Le général Allenby avait concocté un nouveau plan pour rompre la ligne de défense turque entre Gaza et Beer Sheba.

Au lieu de lancer une attaque frontale suicidaire contre les tranchées turques à Gaza, il envoi trois de ses divisions attaquer "mollement" la ville côtière, tandis que le gros de ses troupes s'attaque à la ville de Beer Sheba, objectif clé pour le ravitaillement en eau des cavaliers et de leurs montures. La ville est défendue par 35.000 turcs sous le commandement du général allemand Kress von Kressenstein. Il s'y trouve également un détachement de mitrailleurs, d'artilleurs et de techniciens allemands.

Les combats durent toute la journée et se terminent par la charge d'une brigade de la cavalerie légère australienne qui arrive à percer les défenses turques et à pénétrer dans la ville et à s'emparer des puits d'eau. La 7ème armée turque se retire et dégarnit par ce fait le flanc gauche turque.

Le gouvernement provisoire issu de la révolution de février 1917 n'a pas su mettre les réformes promises en route, à cause de la continuation de la guerre et à cause de la crise économique qui en découlait. Les Bolcheviks, majoritaires à Petrograd, en profitent pour faire de la propagande antigouvernemental et pacifiste. Après la tentative de coup d'état du général Kornilov (juillet-août 1917), Kerenski a fait armer la population et a libéré les leaders bolcheviks emprisonnés (e.a. Trotski). Fin août 1917, des révoltes paysannes éclatent à la campagne, les grands propriétaires nobles sont pris pour cible; ils sont molestés, voir même assassinés par la population qui désirent le partage équitable des terres. 

A peine revenu de sa retraite en Finlande, Lénine décide que le moment est propice pour la révolution et passe à l'action dans la nuit du 24 au 25 octobre 1917. Il rejoint le bureau de Trotski et des Bolcheviks. De là il envoie l'ordre de renverser le gouvernement provisoire de Kerenski par les armes. C'est un coup de Poker, il gagne ou il perd. Tous les lieux stratégiques de Petrograd (la gare, la grande poste, la centrale télégraphique, la centrale téléphonique, etc.) sont occupés par les Bolcheviks. Le 25 octobre lors du II Congrès pan-russe des Soviets des députés ouvriers et paysans à Petrograd, Trotski, tribun bolchevik, bon orateur et manipulateur, annonce que le gouvernement provisoire est tombé. L'aile droite (Mencheviks, Sociaux-Démocrates, socialistes modérés) quitte le Congrès pour se ranger du côté du gouvernement déchu. Le Palais d'hiver, dernier bastion du gouvernement Kerenski est pris d'assaut; les ministres sont fait prisonniers, Kerenski a eu le temps de s'enfuir vers le Front. Pendant ce temps, Lénine convainct le Congrès de transférer tous les pouvoirs aux Soviets et "demande" à ce qu'un décret sur le partage des terres, sur la paix, sur les nationalités et sur le contrôle ouvrier sur la production soit voté.

Le coup d'état bolchévique a eu lieu dans la plus grande indifférence de la population, qui vaquait à ses occupations. Le putsch a réussi grâce à l'éloquence et à l'esprit d'organisation de Trotski et au caractère de Lénine. La gauche n'était pas unie. Des voix se sont élevées contre la mainmise des Bolcheviks sur le pouvoir et pour une coalition des gauches. Lénine réagit en censurant et en fermant des journaux. 

Après la guerre civile russe qui opposa les Russes "Blancs" (aile droite des révolutionnaires sous les ordres des généraux Kornilov et Alexeïev) et les Bolcheviks et qui fit beaucoup de victimes (dont le Tsar Nicolas II et sa famille), la Russie devint en 1922 la première république communiste au monde sous le nom d'URSS (Union des républiques socialistes soviétiques).