Le 17 mars 1917, la Rada centrale proclame l'indépendance de l'Ukraine et le 20 novembre, elle instaure une république démocratique sous le nom de République populaire (ou nationale) ukrainienne, reconnue par la France et la Grande-Bretagne en janvier 1918. En réponse, les Bolsheviks russes installent un gouvernement à leur solde à Kharkov (République socialiste soviétique ukrainienne). Le gouvernement de Kiev s'empresse de confirmer l'indépendance complète de la république ukrainienne. La ville est assiégée par les Bolsheviks et prise le 9 février 1918. Le gouvernement ukrainien se réfugie à Jitomir et demande immédiatement l'aide des Empires centraux. Les représentants français et britanniques quittent dès lors le pays. Lors de l'opération "Coup de poing", du 18 février au 3 mars 1918, les Allemands reprennent l'Ukraine aux Bolsheviks. La Paix de Brest-Litovsk, signée le 3 mars, consacre l'abandon de l'Ukraine par les Bolsheviks. La Rada retourne à Kiev et ratifie le traité, mais un coup d'état mené par le hetman Pavlo Skoropadsky, soutenu par les Allemands, met fin à la république populaire ou nationale ukrainienne et instaure un État ukrainien jusqu'en novembre 1918.

Profitant du chaos régnant en Russie, l'ancien Grand-Duché autonome de Finlande proclame son indépendance le 6 décembre 1917. Les Bolcheviks reconnaissent son indépendance le 4 janvier 1918. Très vite, une guerre civile éclate entre les différentes fractions finlandaise. Des Sociaux-démocrates, soutenus par la milice "Gardes rouges" renversent le président Pehr Svinhuvud et s'emparent du pouvoir. Ils proclament la république populaire de Finlande. Le président se réfugie à Vaasa dans l'est du pays, protégé par la garde blanche sous le commandement du général Mannerheim et demande l'aide militaire de l'Allemagne. Le 3 avril 1918, l'armée allemande de la Baltique sous le commandement du général Rüdiger von der Goltz débarque en Finlande afin de seconder la Garde blanche dans sa lutte contre les Bolcheviks.

Sur le front russe, l'armistice négocié à Brest-Litowsk, est prolongé d'un mois en janvier 1918, en attendant la paix entre la Russie et l'Allemagne. Sur le front, les soldats russes et allemands fraternisent : les Allemands traduisent les journaux et les revues allemandes pour leurs camarades russes; certains organisent des batailles de boules de neige; d'autres font de la propagande pour les Bolcheviks.

Après la bataille de Cambrai (20 novembre - 6 décembre 1917) qui a vu l'utilisation à grande échelle de chars par les Britanniques, les Allemands ont pu capturer les tanks britanniques abandonnés sur le champ de bataille et les réutiliser contre leurs anciens propriétaires. Pour la propagande, les Allemands ont photographié les tanks anglais sous toutes les coutures; ils en ont même démonté quelques uns pour les étudier. Il faut savoir qu'à ce moment là, les Allemands ne possédaient pas de chars en grande quantité, vu qu'ils ne se sont intéressés à ces engins que très tard en 1917. Ils voulaient emmagasiner un maximum de renseignements sur ces blindés. Lors de sa visite sur le champ de bataille près de Cambrai, le Kaiser s'est fait photographié près d'un char britannique capturé. Le premier combat de chars aura lieu quelques mois plus tard.

Après la victoire à la bataille de Gaza, le général Allenby décide qu’il est temps de s’emparer de la ville sainte, Jérusalem. Craignant des destructions de monuments religieux et de grandes valeur historique, le général britannique préfère encercler la ville, coupant de cette façon les Turcs de leurs lignes de ravitaillement. L’offensive commence le 19 novembre 1917 en suivant la route reliant Jaffa à Jérusalem. Malgré le climat froid et la résistance turque, les troupes britanniques s’emparent de la colline de Nabi Samwil à quelques km de l’objectif. La colline suivante est trop bien défendue par les Turcs. Le XXè Corps contourne la colline et se dirige vers la ville sainte. Avant d’arriver à Jérusalem, le maire de cette ville se rend aux Britanniques, les Turcs ayant fuit dans la nuit du 7 au 8 décembre. Le général Allenby fait son entrée triomphante à Jérusalem le 11 décembre 1917.

La chute de Jérusalem marque la fin de la campagne de Palestine. Les Turcs perdent le contrôle d’importants centres religieux tels La Mecque, Jérusalem et Bagdad.

Après la Révolution d'octobre 1917, les Bolcheviks ont tenu promesse en négociant un armistice avec les Allemands Les délégués des deux parties (pour les Bolcheviks : Léon Trotsky) se sont rencontrés à l'état-major d'un bataillon de l'armée allemande. Les négociations ont eu lieu en français. La proposition d'armistice en vue des négociations de paix sur le front de l'est a été transmis directement, en suivant la voie hiérarchique, au commandant en chef de l'Armée impériale allemande. Quatre jours plus tard, un armistice local est conclu, permettant aux Russes bolcheviks et aux Allemands d'entamer des discussions de paix en vue du retrait de la Russie du conflit mondial. Les Bolcheviks tiennent à la paix, mais malgré tout temporisent les négociations, tandis que les Allemands veulent conclure un accord de paix le plus rapidement possible, afin de transférer les divisions allemandes du front russe vers le front occidentale où elles sont attendues pour l'offensive du printemps 1918.

Les troupes allemandes lancent une contre-offensive contre les troupes britanniques du général Sir Julian Byng. Le Kronprinz Rupprecht de Bavière envoie d'urgence des renforts à la 2ème armée allemande qui a encaissé le gros de l'offensive britannique. Suite à des attaques brutales (courte préparation d'artillerie, attaque de Sturmtruppen et attaque à basse altitude par l'aviation allemande) de l'armée allemande, les Britanniques sont obligés de lâcher pied et d'abandonner (le 3 décembre 1917) le terrain chèrement conquis. Le Maréchal Sir Douglas Haig ordonne à ses troupes engagées à Cambrai de retourner à leurs points de départ du 20 novembre 1917. La bataille a fait 40.000 victimes de part et d'autre. Le 7 décembre 1917 la bataille était terminée.

La bataille de Cambrai a mis en lumière deux faits importants : 1° une longue préparation d'artillerie n'est plus nécessaire et 2° l'emploi de tanks, malgré leur fragilité, permet de briser la ligne de défense adverse. Les deux adversaires se rappelleront les leçons de cette bataille en 1918.