Deuxième raid sur Ostende 9 mai 1918

Comme le premier raid sur Ostende n'avait pas eu le résultat escompté, l'amiral Keyes lança un deuxième raid contre le port belge occupé par les Allemands. Une bonne partie des volontaires avaient déjà participé au premier raid. Les navires qui devaient bloquer l'entrée du canal sont les vieux croiseurs HMS Sappho et le vétéran HMS Vindictive. Ils seraient escortés et protégés par quatre canonnières, huit destroyers et cinq vedettes rapides.

L'opération se déroulerait de nuit. La flotille arriverait derrière un écran de fumée et couvert par un bombardement naval et aérien et par le tir de l'artillerie à longue portée des Royal Marines près d'Ypres. Les deux vieux croiseurs devraient se saborder dans le chenal et les équipages devraient s'enfuir à bord des vedettes rapides.

Le raid était prévu pour la nuit du 8 au 9 mai 1918. La flotille était rassemblée à Dunkerque. Elle quitta le port à la tombée de la nuit, mais très vite l'opération tourna au cauchemar. Quelques minutes après minuit, une des chaudières du HMS Sappho explosait et le navire dut retourner à Dunkerque. Le commandant décida malgré tout de continuer l'opération et vers 1h30 les navires étaient assez près de l'objectif. Le raid commença par un bombardement aérien; des bombardiers britanniques lancèrent des bombes incendiaires et des vedettes lance-torpilles tirèrent des torpilles sur les nids de mitrailleuses postés au bout de l'estacade, marquant l'entrée du canal. Pour ne pas tomber dans le même piège qu'au mois d'avril, le commandant du HMS Vindictive décida de prendre la terre comme guide et non les bouées à l'entrée du port. Malheureusement, un épais brouillard couvrait la terre cette nuit-là. Il dut s'y prendre à trois fois pour enfin trouver l'entrée. En entrant dans le chenal, le Vindictive reçut un obus sur la passerelle tuant le commandant et une hélice se bloqua, faisant dériver le navire sur un banc de sable où il fut sabordé. Le navire avait réussi sa mission, désormais seuls de petits navires pouvaient quitter le port.