Des blessés ont été évacués de la plage sur des barges qui les amènent le long des navires hôpitaux. Le transbordement s'effectue par des grues et des cordages.

Dans les Dardanelles, la vue quotidienne des soldats australiens et néozélandais à ANZAC Cove n'avait rien d'une partie de plaisir. Pendant les mois d'été, de juin à septembre, la température était élevé et il était difficile de se cacher du soleil. De plus l'ennemi n'étant pas loin, il n'y avait pour ainsi dire aucun endroit sûr. Même sur les plages, les soldats valides et blessés risquaient de se faire tuer par des tirs d'artillerie ou par des snipers.

Les soldats blessés n'étaient pas très vite évacués comme sur le front de l'ouest. L'organisation des hôpitaux de campagne, où les soldats reçoivent les premiers soins; les centres de tri où se faisait le tri des blessés graves et légers et ensuite le transfert vers un hôpital militaire laissait fortement à désirer. Pendant les offensives d'avril et d'août 1915, avec le nombre croissant de blessés, le service médical était submergé. Des blessés graves attendaient trop longtemps sur les plages avant d'être évacués vers un navire hôpital au large.

La première école militaire pour chiens fut créée en Allemagne, près de Berlin, en 1884. Vers 1888-1889, le Grand Etat-major impérial suscita la création de nombreuses sociétés pour la propagation de l'élevage et le dressage du chien de berger, du Dobermann, du Boxer, du Rotweiler, du Spitz et d'autres races de chiens susceptibles d'être utilisées comme chiens de guerre. Le Kronprinz fonda la plus importante association d'éleveurs de chiens de berger d'Europe: Verein für deutsche Schäferhund. En 1914, elle comptait déjà plus de 4000 adhérents en Allemagne et en Autriche.  Les Allemands utilisèrent principalement des Airedales, des Collies et deux nouvelles races, les Bergers allemands et les Dobermann.

Au début de la guerre, l'armée allemande pouvait compter sur 6.000 chiens, dont un certain nombre de chiens sanitaires fournis par la Deutsche Verein für Sanitätshund. Là où passait l'armée allemande, les chiens étaient réquisitionnés. Ce fut notamment le cas en Belgique.

Malgré les campagnes de presse, les conférences et les rapports élogieux des autorités militaires françaises, le ministre de la Guerre n'a jamais voulu constituer de sections canines dans l'armée française avant la Grande guerre. Au début du conflit, un dresseur de chiens professionnel de Bourg - la - Reine, offrit au ministère de la Guerre ses chiens dressés, mais sans succès. Des officiers de bataillons de chasseurs - alpins demandèrent avec empressement la création de sections canines, comme dans l'armée allemande. Fin décembre 1914, un amateur dresseur créa un chenil pour le 12ème bataillon de chasseurs - alpins, basé dans les Vosges, avec une douzaine de chiens. Trois autres chenils suivirent. Finalement le nouveau ministre de la Guerre, Millerand, reconnut les chenils militaires fin décembre 1914 et rattacha le Service des chiens de guerre à la Direction de l'infanterie. La majorité des chiens utilisés étaient des chiens de berger. Ils furent utilisés pour secourir les blessés, pour apporter du ravitaillement et des munitions, pour surveiller les usines d'armement, les dépôts de munition, etc.

Sur la photo une section de la Croix-Rouge française équipée de chiens sanitaires. En France, 15.000 chiens furent réquisitionnés, dont 5321 furent tués ou portés disparus.

 

Un concours de billard organisé à la St Mary's Hospital de Londres.

En juillet 1915, des prisonniers de guerre russes qui avaient réussi à s'évader des camps de prisonniers en Allemagne, furent décorés dans la cour intérieure des Invalides à Paris. Par ce geste, la France consolide ses liens avec la Russie.

Le 22 mai 1915, un train transportant des soldats écossais partant pour le front entre en collision avec un train local de voyageurs manoeuvrant sur la ligne express. Un troisième train, le rapide Londres - Glasgow, entre à pleine vitesse dans l'amas de ferrailles. Des voitures de voyageurs prennent feu. 214 soldats et officiers du 1/7th Royal Scots (The Royal Regiment), 13 agents des chemins de fer et de nombreux civils meurent dans l'effroyable accident. La photo représente l'enterrement de soldats écossais originaires de Leith.