Peu avant la Bataille de Jutland, la revue L'Evénement illustré d'avril 1916 avait publié un reportage sur la vie des marins dans la tourelle d'un cuirassé hollandais. Dans la partie inférieure de la tourelle nous voyons le monte-charge par lequel les obus sont transportés de la soute vers la partie supérieure de la tourelle.

Les quinze leaders de l'insurrection sont arrêtés, condamnés par des cours martiales et exécutés. Près de 5000 hommes et femmes sont arrêtés à Dublin, en Angleterre et au Pays de Galles. Grâce à l'intervention du président américain, Woodrow Wilson, les Indépendantistes irlandais furent libérés en plusieurs phases. Les derniers furent libérés dans le courant de l'année 1917.

En dehors de Dublin, il y eut quelques combats à Ashbourne, à 10 km au nord de Dublin. Les rebelles n’ont donc pas eu le soutien escompté de la population irlandaise et après une semaine de furieux combats, la rébellion fut écrasée. Paradoxe de l'insurrection, la répression britannique a conduit bon nombre d'Irlandais à choisir le camp des Indépendantistes. 

Les pertes humaines furent importantes : d'après certaines sources, il y eut 116 tués, 368 blessés et 9 disparus parmi les soldats britanniques et 64 rebelles tués. Les civils non-combattants payèrent un plus gros tribut à la violence : 318 tués et 2217 blessés.

Le 24 avril 1916, 400 soldats britanniques font face à 1000 rebelles ; le 28 avril, 20.000 soldats anglais occupent la ville et font la chasse aux Indépendantistes. Le 29 avril 1916, les rebelles attaqués de toutes parts, doivent déposer les armes sans poser de conditions.

 

Malgré le manque d’armes et le contrordre de Casement, les Indépendantistes déclarèrent l’indépendance de l’Irlande et se révoltèrent. A 11h00, le lundi de Pâques 24 avril 1916, les 700 membres de l’Irish Volunteers Force et les 120 membres de l’Irish Citizen Army se rassemblent à différents endroits prédéfinis et s’emparent de nombreux bâtiments importants de la ville. Ils occupent la Grande Poste, une usine, une boulangerie, le palais de justice (les Quatre Cours), etc. Ainsi ils contrôlent les entrées dans la ville de Dublin. Les rebelles avaient négligé de s'emparer du Castle, siège de l'autorité britannique à Dublin et centre de communication, qui permit aux Britanniques d'appeler très vite des renforts.

L’ancien diplomate d’origine irlandaise Sir Roger Casement (° 01.09.1864 - + 03.08.1916) croyait que la guerre était favorable à l’indépendance de l’Irlande. Il négocia avec les Américains et les Allemands. A Berlin, il tenta en vain de former une brigade composée de prisonniers de guerre irlandais et de presser les Allemands à envoyer des troupes en Irlande. Il ne réussit qu’à convaincre les Allemands d'y envoyer des armes par bateau. Malheureusement, à peine débarqué en Irlande, Casement fut arrêté et les armes interceptées. Il fut condamné pour haute trahison, sabotage et espionnage et exécuté dans la prison de Pentonville à Islington le 3 août 1916.

Depuis des siècles, les Irlandais ont tenté de se débarrasser du joug anglais. Depuis l’Act of Union de 1800, ils faisaient partie d’une même entité, l’Irlande ne faisait plus qu’un avec la Grande-Bretagne. Avant la guerre de 1914, l’autonomie de l’Irlande a été débattue au Parlement anglais. Par trois fois, le Home Rule, projet visant à donner une autonomie interne à l’Irlande (e.a. une administration propre) tout en restant sous la tutelle de la Couronne britannique, a été proposé au Parlement de Londres. La première fois, en 1886, le projet de loi a été rejeté par la Chambre des communes. La deuxième fois, en 1893, il a été voté par la Chambre des communes, mais rejetée par la Chambre des Lords. En 1912, le Home Rule Act repasse devant les Chambres, la Chambre basse vote favorablement, mais une fois de plus les Lords rejettent la proposition de loi. Grâce à la Parliament Act de 1911, le veto des Lords n’est suspensif que pendant deux ans. Finalement le roi Georges V appose sa signature au bas de la loi, en septembre 1914. Malheureusement, elle n’aura aucune force de loi à cause du Premier conflit mondial. Ceci provoqua la colère des Indépendantistes irlandais. Ces derniers étaient d’avis que le seul moyen d’obtenir l’indépendance pour leur pays était de prendre les armes contre les Anglais. Dans le camp des Indépendantistes , il y avait plusieurs courants : les Irish Volunteers, dirigés par un instituteur Patrick Pearse ; l’Irish Republican Brotherhood (James Connolly) ; l’Irish Citizen Army et la Cumann na mBan.

Les colonies britanniques contribuent à la production de guerre de la mère patrie. Ainsi en Inde, des étudiants autochtones produisent des obus pendant leur cours de mécanique.