Un train transportant des produits chimiques est gardé par des soldats allemands armés (photo de janvier 1915). Il s'agit d'acide muriatique, autrement dit de l'acide chlorhydrique. L'intérêt des allemands pour le transport de ce produit était probablement lié à la production de gaz de combat.

De nos jours, il existe encore en Belgique des vestiges de la Première Guerre mondiale. Parmi ceux-ci, il y a les Boyaux de la Mort, les tranchées de l'Yser à Kaaskerke, près de Dixmude. Ce site a été préservé et récemment restauré. C'est un tronçon de tranchées renforcé par des sacs de sable. Compte tenu de l'humidité régnant près de la rivière, il n'était pas possible de construire des palissades en bois, elles auraient pourri très vite. La promenade dans les tranchées nous replonge quelque peu dans l'horreur de la guerre des tranchées. Vu la proximité de l'ennemi, à peine une centaine de mètres de l'autre côté de l'Yser, on risque à chaque pas de se faire tuer par un sniper, une balle dans la tête. Ceci explique le surnom de Boyaux de la Mort. On y trouve également des blockhaus avec meurtrière pour "canarder" l'ennemi. On remarque bien qu'il y a une double ligne de tranchées et qu'elles ne sont pas droites, ceci afin d'éviter, le plus possible, des pertes humaines en cas de bombardement.

Photo allemande montrant l'intérieur d'une toute nouvelle tranchée. Que la tranchée construite en plaine soit anglaise, française, belge, allemande ou autres, elle nécessitait une quantité énorme de bois, car il était utilisé pour le plancher, pour consolider les parois, pour les abris, pour les échelles, etc. Il fallait également une quantité importante de sacs de sable pour protéger au maximum les soldats, se déplaçant dans les "boyaux", des balles et des éclats d'obus.

La construction de tranchées en terrain inondable ou marécageux n'a pas été facile. Sur le front de l'Yser, il n'était pas rare que des tranchées non consolidées soient inondées et inutilisables. Il fallait trouver un système ingénieux pour évacuer l'eau, comme par exemple installer des pompes à eau. La vie n'était de tout repos dans les tranchées près d'un plan d'eau, d'une rivière ou d'un canal.

Avec la "stabilisation" du front de la Mer du Nord à la frontière suisse en novembre 1914, les soldats des deux camps s'enterrent dans des tranchées. Au départ il ne s'agissait que de trous de fantassins pour un seul homme ou des petits talus derrière lesquels les soldats se mettaient à l'abri des tirs ennemis.

Cette petite réfugiée de Dixmude a trouvé un lieu de reconfort, après la baille de l'Yser, et mange à sa faim.

 

La petite commune côtière de Lombardzijde a été le théâtre d'âpres combats en octobre - novembre 1914. Les 22 et 23 octobre 1914 l'armée belge contre attaquent et le 4 novembre les Français repoussent les Allemands. Sur cette carte postale de propagande allemande la petite commune tombe le 11 novembre 1914.