L'hôpital militaire de Bruxelles est réquisitionné pour les soldats allemands et alliés blessés (1915).

Le Japon est entré en guerre aux côtés de l'Entente contre l'Allemagne le 23 août 1914. Dans un premier temps il a mis sa flotte de guerre à la disposition des Alliés afin de traquer la flotte allemande d'Asie et les corsaires allemands. En novembre 1914, il occupe la colonie allemande de Tsingtao. En 1915, il envoie deux femmes médecins et des infirmières de la Croix-Rouge japonaise à Paris pour y soigner les blessés revenant du front.

La Première Guerre mondiale ne dure que depuis six mois et on dénombre déjà plus d'un million de soldats morts. Il y a également des milliers de blessés, mais aussi des mutilés, victimes des tirs d'artillerie et des mines. La médecine fait des progrès, elle remplace les membres emputés par des prothèses mobiles, qui permettent aux "mutilés" d'utiliser leurs jambes et leurs bras pour marcher et pour travailler.

Le capitaine Alexander Erdmann, commandant du croiseur allemand Bllücher, coulé à la bataille navale du Dogger Bank, grièvement blessé, fut fait prisonnier. Il est décédé de ses blessures à Edimbourg au Edinburgh Castle Hospital. Il fut enterré avec les honneurs militaires au Dewington cemetery.

Des infirmièrs belges, aussi, doivent soigner à Bruxelles des soldats allemands blessés au front.

Photo du Palais des Académies en 1915, transformé en ambulance allemande.

L'Actualité illustrée du 28 janvier 1915 fait écho du travail d'un certain Dr Albert C... soignant à Bruxelles, dans une ambulance privée, un soldat blessé à l'aide de méthodes dites "absolument nouvelles": tonifier le blessé, laisser agir la nature, peu de pansements, de l'air, de la lumière, une nourriture abondante et de la distraction.