Mutineries dans l'armée française, de mai à juillet 1917

Après l'échec cuisant de l'offensive Nivelle au Chemin des Dames en avril 1917 et l'ordre du haut commandement français de relancer l'offensive contre le même objectif en mai 1917, de nombreux soldats français montant au front ont décidé de se mettre en grève. Elle devait duré de mai à juillet 1917 et elle toucha 68 68 divisions sur 110. Suite à l'accumulation d'offensives meurtrières comme à Verdun et sur la Somme, les soldats étaient démoralisés; de plus, ils manquaient de permissions et de contact avec la famille; ils souffraient des problèmes d'intendance et du manque de considération de la part de la hiérarchie militaire. Par les brassage d'unité au front et l'envoi de journaux,  les Poilus étaient au courant de ce qui se passait à l'arrière et ailleurs en Europe. Ils avaient l'impression d'être abandonnés par les civils de l'arrière. Les soldats voulaient se faire entendre par les officiers supérieurs et firent donc grève afin que leurs doléances soient entendues.

Après le limogeage du général Nivelle le 15 mai 1917, le nouveau commandant en chef Philippe Pétain, reprit les choses en main. D'abord, il fit fusillé certains meneurs et ensuite il se mit à l'écoute des doléances des hommes de troupe. Une de ses premières décisions fut d'assouplir le régime des permissions, d'améliorer l'intendance et de stopper les grandes offensives meurtrières. Il y eut très peu de cas d'actes de violence contre les officiers. Les soldats en première ligne n'ont pas baissé les armes pendant cette période de troubles. L'armée française a bien résisté face aux attaques allemandes. Les Allemands, qui étaient au courant de ce qui se passait chez l'adversaire, n'en ont profité pour lancer une offensive décisive qui aurait nettoyé le front tenu par les Français. Les Allemands étaient également "démoralisés" par leurs lourdes pertes.

On est très loin des mutineries d'origine politique dans l'armée impériale russe, où des officiers furent sauvagement assassinés par leurs hommes et où des soldats fraternisaient avec les Allemands.