Autour de l’exposition (2)

Publications

Bruxelles 14-18. Au jour le jour, une ville en guerre, par S. Jaumain, Valérie Piette et Gonzague Pluvinage. Historia Bruxellae, 8. Édition en Français et en Néerlandais. Prix: 9,50 €, en vente au Museumshop.

L'humour s'en va-t-en guerre. Bruxelles et la caricature, sous la direction de S. Jaumain et Valérie Piette. Fontes, 3. Édition en Français et en Néerlandais. Prix: 22 €, en vente au Museumshop.

14-18: villes en guerre, un numéro spécial de la revue «Cahiers Bruxellois», 2014, composé par des spécialistes en histoire urbaine et en histoire du 20e siècle en Europe, en Amérique du Nord, en Russie et en Afrique.
Édition en Français, en Néerlandais et en Anglais. Prix: 18 €, en vente au Museumshop.

14-18: Bruxelles à l'heure allemande. Dossier pédagogique, ULB-Musée de la Ville de Bruxelles, à l'usage des enseignants (gratuit sur Internet).

Lecture et débat

  • Jeudi 26 mars 2015, 18 h. 30, Salle Gothique de l'Hôtel de Ville
    La compagnie de théâtre MAPS présente «Exils 1914»: trois monologues d'exilés de guerre suivi par un débat assuré par Olivier Standaert, journaliste et historien.
    Plus d'infos: www.compagniemaps.be

Autour de l’exposition

Publications

Bruxelles 14-18. Au jour le jour, une ville en guerre, par S. Jaumain, Valérie Piette et Gonzague Pluvinage. Historia Bruxellae, 8. Édition en Français et en Néerlandais. Prix: 9,50 €, en vente au Museumshop.

L'humour s'en va-t-en guerre. Bruxelles et la caricature, sous la direction de S. Jaumain et Valérie Piette. Fontes, 3. Édition en Français et en Néerlandais. Prix: 22 €, en vente au Museumshop.

14-18: villes en guerre, un numéro spécial de la revue «Cahiers Bruxellois», 2014, composé par des spécialistes en histoire urbaine et en histoire du 20e siècle en Europe, en Amérique du Nord, en Russie et en Afrique.
Édition en Français, en Néerlandais et en Anglais. Prix: 18 €, en vente au Museumshop. Ce volume est accessible gratuitement sur la plateforme internationale de diffusion CAIRN.

 

Publications sur Internet:

Journal de Paul Max, éd. B. Majérus et S. Soupart. Édition épuisée en Français (consultable gratuitement sur Internet).

14-18: Bruxelles à l'heure allemande. Dossier pédagogique, ULB-Musée de la Ville de Bruxelles, à l'usage des enseignants. Édition en Français (version gratuite sur Internet).

14-18: villes en guerre, un numéro spécial de la revue «Cahiers Bruxellois», 2014, composé par des spécialistes en histoire urbaine et en histoire du 20e siècle en Europe, en Amérique du Nord, en Russie et en Afrique. (Version gratuite sur la plateforme internationale de diffusion CAIRN).

Lecture et débat

Jeudi 26 mars 2015, 18 h. 30, Salle Gothique de l'Hôtel de Ville
La compagnie de théâtre MAPS présente «Exils 1914»: trois monologues d'exilés de guerre suivi par un débat assuré par Olivier Standaert, journaliste et historien.
Plus d'infos: www.compagniemaps.be

 

Expo


Informations pratiques

L’exposition «14-18, Bruxelles à l’heure allemande» se tient du 21 août 2014 au 3 mai 2015 au Musée de la Ville de Bruxelles, Grand-Place de Bruxelles.
Le Musée se situe en face de l’Hôtel de Ville.

Heures d’ouverture

Du mardi au dimanche de 10 h. à 17 h.; le jeudi jusqu’à 20 h.
Fermé le lundi, 1er janvier, 1er mai, 1er novembre, 15 novembre et 25 décembre
Le musée est exceptionnellement ouvert le 11 novembre 2014, jour de la commémoration de l’Armistice.

Prix d’entrée

Le prix d’entrée au Musée (ci-dessous), majoré de € 1,00 pour l’exposition.

Adultes € 4,00; Senior/Étudiant € 3,00; Enfants: € 2,00; Moins de 6 ans: gratuit
Moins de 18 ans: gratuit le week-end; Groupes: € 3,00; Écoles: € 2,00; Article 27: € 1,25

Langues de l’exposition

Les panneaux et légendes sont quadrilingues: Français; Néerlandais; Anglais; Allemand.

Accessibilité

L’exposition occupe le deuxième étage du Musée de la Ville de Bruxelles, accessible par escalier (pas d’ascenseur).

Pour les enfants (à partir de 8 ans)

Munis d’un livret, les enfants suivent un parcours qui prend la forme d’un jeu de piste. Un drapeau belge numéroté leur permet d’identifier facilement les pièces de l’exposition qui font l’objet du jeu. Chaque numéro renvoie à un texte introductif et à une question faisant appel à son sens de l’observation. Les enfants découvrent ainsi en s’amusant des aspects marquants de la vie quotidienne des Bruxellois et des habitants de villes allemandes pendant la grande guerre. (Livret-jeu gratuit, également disponible sur Internet)

Visite guidée de l'exposition

  • Dimanche 5 octobre 2014 à 14 h.
  • Mardi 11 novembre 2014 à 16 h., ouverture exceptionnelle à l’occasion de l’Armistice
  • Dimanche 7 décembre 2014 à 14 h.
  • Dimanche 1er février 2014 à 14 h.
  • Dimanche 5 avril 2014 à 14 h., avec animation théâtrale (La compagnie de théâtre MAPS présente "Exils 1914")

Visites guidées sur réservation

Les visites guidées organisées à la demande de groupes (max. 25 personnes) se font sur réservation et en fonction des disponibilités. Il est recommandé de transmettre la demande au moins 15 jours avant la visite.

  • Conditions et réservation, par téléphone 02/279 43 67 ou par mail Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Réalisation

Une initiative de l’Échevine de la Culture de la Ville de Bruxelles, Karine Lalieux.
Direction: Anne Vandenbulcke, directrice générale de la Culture, et Thérèse Symons, directrice
Commissaire: Gonzague Pluvinage
Communication: Julien Bohain, Vinciane Godfrind, Chloé Van Driessche
Graphisme: Casiers/Fieuws

 

 

Expo

Après-guerre

Libération et révolution

14-18 5.01 Bruxelles est libérée en novembre 1918 mais les signes du départ de l’occupant sont visibles dès la mi-octobre. Dans ce contexte de débâcle militaire intervient en Allemagne la révolution qui, le 9 novembre, abolit le régime impérial et proclame la république. Un conseil révolutionnaire de soldats allemands est créé à Bruxelles qui met fin au régime d’occupation. Une agitation extrême règne alors dans les rues: des Bruxellois fraternisent avec les révolutionnaires et des fusillades éclatent entre des officiers fidèles à l’empereur et des soldats révoltés.

Un climat chaotique persiste jusqu’au 17 novembre, jour du départ des derniers occupants et de la libération officielle de la ville. En Allemagne, la population est amèrement déçue par l’armistice.

Souvenons-nous

keym009-57 En Belgique, les années d’après-guerre voient l’expression d’une volonté patriotique du souvenir où se mêlent haine du ‘Boche’ et reconnaissance envers les soldats et les civils morts pour la patrie.

En Allemagne, Hitler saura récupérer la mémoire traumatisée de la guerre en mettant à l’honneur à partir de 1933 le culte des morts pour la patrie en le confondant avec le culte des morts pour le mouvement nazi.

L’entrée dans le 20e siècle

Les années 1914-1918 marquent une rupture majeure dans l’évolution sociale, politique, économique, culturelle et intellectuelle des sociétés européennes.

En Belgique, l’instauration du suffrage universel pur et simple est devenue incontournable, mais uniquement pour les hommes.

Si le mouvement flamand sort divisé et affaibli des années d’occupation, la question flamande connaîtra également des avancées.

En Allemagne, la démocratie parlementaire s’installe sur les ruines de l’empire. Elle donne le droit de vote aux femmes et mène des réformes sociales d’importance dans un climat marqué par une inflation galopante qui fragilise de larges couches de la population. Née de la guerre, la République de Weimar doit gérer la défaite.

La propagande nazie s’appuiera efficacement sur la promesse d’effacer cette «paix de la honte».

 

Expo

En guerre

Pénurie et rationnement

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L’occupation allemande provoque la paralysie de l’économie bruxelloise.

Dans cette ville très dépendante des campagnes pour son approvisionnement, la pénurie se fait sentir dès la fin du mois d’août 1914. Rapidement, un extraordinaire réseau d’œuvres privées se met en place pour parer aux problèmes quotidiens.

Le Comité national de Secours et d’Alimentation les coordonne et assure la distribution des vivres, du charbon et des vêtements récoltés grâce à un immense mouvement de solidarité dans les pays neutres et alliés, notamment aux États-Unis.

En Allemagne, l’incapacité de l’État à organiser efficacement le ravitaillement des villes s’ajoute aux effets du blocus britannique et provoque une grave pénurie. La situation sanitaire de larges couches de la population se dégrade fortement, provoquant la remise en cause du régime impérial. À Berlin, Hambourg ou Düsseldorf, la faim et la malnutrition touchent durement les habitants. Comme à Bruxelles, survivre devient pour beaucoup la priorité.

 

Occupation et mobilisation industrielle

Dans les rues de la capitale, l’occupation se marque par la présence d’uniformes allemands et de nombreuses affiches qui couvrent les murs de la ville, donnant à lire, outre des nouvelles faussées et censurées de la guerre, les nombreux arrêtés pris par les nouvelles autorités qui réquisitionnent les biens des Bruxellois et restreignent leur liberté.

En Allemagne, on tente de soutenir l’effort de guerre. La réorganisation de l’économie et la mobilisation de toutes les ressources sont indispensables pour mener une guerre de cette ampleur.

 

Résistance et Burgfrieden

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De manière discrète, humoristique et percutante, les Bruxellois posent des petits gestes anodins en apparence mais qui ne trompent pas (porter des insignes patriotiques, lacérer les affiches administratives allemandes, etc.) pour rappeler à l’occupant que la population ne baisse pas les bras. La résistance prend aussi des formes plus organisées et clandestines - réseaux d’information et d’évasion - combattues par les Allemands.

Néanmoins, chaque Bruxellois n’est pas un patriote agissant: il y a des indifférents.

La population allemande est quant à elle convaincue de mener une guerre défensive dont l’Angleterre, présentée comme jalouse de l’expansion économique de l’Allemagne, est désignée comme le vrai ‘méchant’. C’est pourquoi, en dépit de tensions politiques et sociales de plus en plus fortes qui s’expriment, mettant ainsi fin à l’esprit d’union nationale ou «Burgfrieden» des premiers mois du conflit, le ‘front intérieur’ allemand tient et soutient la guerre jusqu’en septembre 1918.

 

 

 

Expo

L’humour s’en va-t-en guerre

alim-keym011-121-24 Très en vogue depuis le développement de la presse au 19e siècle, la caricature est pendant la guerre largement utilisée par tous les pays belligérants.

Description comique ou satirique par simplification et déformation de certains traits, elle est l’outil de propagande idéal pour leur permettre de défendre la justesse de leur cause tout en délégitimant celle de l’ennemi.

Dans Bruxelles occupée, des artistes résistent par l’humour.

Parce que rire de ses propres malheurs permet sans doute de mieux les vivre, leurs caricatures s’amusent des difficultés vécues par la population: pénurie, problèmes de ravitaillement, changement d’heure, réquisitions, etc.

Mais ces artistes ne se contentent pas de l’autodérision, ils nomment les coupables: l’occupant allemand, bien sûr, mais aussi ceux des Bruxellois qui, d’une manière ou d’une autre, tirent profit de l’occupation et sont accusés de trahir l’union nationale.

 

 

 

 

 

 

Expo