Bertrix, défaite du 17ème CA de l'armée française

Mourir à Bertrix, août 1914Dans le cadre de l'exposition l'homme à travers la grande guerre qui se tiendra à Toulouse, Laurent Ségalant, directeur d'école publique et président de l'association Grande Guerre en Gascogne, retrace les événements tragiques qui ont eu lieu le 22 août 1914 lors de la bataille de Bertrix.

C'est au début de la Première Guerre mondiale que les batailles sont les plus sanglants et les pertes les plus lourdes. Le 22 août 1914, le 17ème corps d'armée de Toulouse connaît son baptême du feu à Bertix, dans les Ardennes. Les fantassins français y découvrent les horreurs de la Grande Guerre: un ennemi invisible sur un champ de bataille saturé de projectiles, une mort anonyme et statistique où la valeur personnelle du soldat n'a aucune influence. La première guerre industrialisée du XXème siècle dévoile son visage, pointe du doigt les dysfonctionnements de l'armée française du XIXème siècle et découvre les exactions de l'armée allemande contre la population civile belge. Grâce à de nombreux témoignages inédits, l'auteur est convaincu que la catastrophe n'était pas fortuite, mais produit directement par la pensée militaire dominante de l'époque (une grande bataille décisive pour anéantir l'ennemi et des charges à la baïonnette)

Laurent Ségalant, Mourir à Bertrix. Le sacrifice des régiments du Sud-Ouest, 22 août 1914, Toulouse, Editions Privat, 2014, 976 p.

(Editions Privat)

 

La Première Guerre mondiale vue par le maréchal Pétain

Le manuscrit oublié du Maréchal PétainUn événement exceptionnel traverse le monde de la réflexion historique. Grâce à l'opiniâtreté d'un chercheur français, Jean-Jacques Dumur, passionné et ancien militaire de carrière, un manuscrit inédit de la main du maréchal Pétain a été retrouvé dans une valise. Rédigé entre 1920 et 1929, il y décrit avec minutie et précision dans le plus pure style de l'"histoire-bataille" toutes les batailles de la Grande Guerre. L'édition de texte est précédée d'une introduction de Marc Ferro, spécialiste reconnu du maréchal Pétain,  et suivie d''une chronique où l'auteur narre de manière précise et parfois rocambolesque les mille péripéties qu'il a vécues afin de publier ce manuscrit oublié.

C'est l'oeuvre d'un officier supérieur peu enclin à livrer ses états d'âme.

Jean Jacques Dumur, Pétain La Guerre Mondiale 1914-1918, Toulouse, Editions Privat, 2014, 384 p. et 77 cartes et croquis explicatifs accompagné d'un cahier quadri avec des reproductions en fac. similé des pages rédigés par le maréchal Pétain

(Editions Privat)

 

 

 

Album photos de l'Armée belge pendant la Guerre 1914-1918

 Album photos ABLCe livre, richement illustré par des photos, souvent inédites, provenant principalement des archives de l'Armée belge et d'archives communales, retrace la guerre vue par les soldats belges et congolais (en Europe et en Afrique) et l'évolution rapide de l'armement, des techniques et de la médecine. Après avoir lu et étudié attentivement les photos et les illustrations, nous comprenons mieux ce qu'une petite armée a enduré pendant cette Grande Guerre.

Le livre est divisé en 8 chapitres: introduction (le couple royal et l'ultimatum allemand), 1914, 1915, 1916, 1917, 1918, soldat inconnu et finalement cimetières et carrés militaires belges en Europe et en Afrique. A la fin du volume, nous trouvons la liste des sources et le colophon.

14-18 L'Armée belge. Une petite armée dans la Grande Guerre, s.l., Print House Defense, 2014, 216 p. (introduction écrite par le Prof. Jean-Michel Sterkendries)

(Print House Defense)

14-18. Une Guerre pour l'honneur (articles de Jean Stengers)

stengersLe 4 août 1914, la Belgique s'oppose par les armes au passage sur son sol des troupes allemandes, pour ne pas "sacrifier l'honneur de la nation" et pour "respecter ses devoirs vis-à-vis de l'Europe".

Jusque-là, une confiance totale dans la neutralité du pays avait régné, tout comme l'idée que la paix pouvait être préservée entre les Puissances. Or c'est le contraire qui prend l'Europe de court. Comment l'attentat de Sarajevo est-il devenu l'épicentre d'un séisme mondial dans lequel la Belgique est entraînée? Comment les événements politiques et diplomatiques se sont-ils enchaînés de manière aléatoire d'abord, pour aboutir peu à peu à une logique inexorable de guerre dont l'absurdité interpelle encore aujourd'hui? De façon magistrale, Jean Stengers (1922-2002), professeur à l'ULB, montre comment le processus s'enclenche, échappe à ceux-là mêmes qui l'ont initié et débouche sur un conflit et un massacre sans précédent.

Pour le comprendre, l'auteur convoque les individus et les peuples, ces acteurs  "irrationnels" dont il cherche à cerner la psychologie. L'ouvrage aborde aussi des questions toujours brûlantes: Qui savait quoi? Quel rôle a joué la cryptographie de la correspondance diplomatique? Quelle chance pour une paix négociée entre les belligérants? Quelle place accorder au témoin dans le récit de guerre?

Ce choix d'articles de l'historien Jean Stengers plonge le lecteur au cœur d'aspects essentiels pour planter le cadre indispensable à une approche plurielle de la Grande Guerre.

Une Guerre pour l'honneur. La Belgique en 14-18, textes de Jean Stenfers, édités par G. Kurgen-van Hentenryk, Eliane Gubin et José Gotovitch, Bruxelles, 2014.

(Aux Editions Racine)

Biographie du Kaiser Guillaume II

kaiser-livrePeu de chefs d'État ont fait l'objet de jugements aussi caricaturaux que Guillaume II (1859-1941), dernier empereur d'Allemagne. Mais de quel pouvoir disposait-il vraiment ? De sa jeunesse à la cour des Hohenzollern à ses derniers jours en exil, Henry Bogdan brosse dans son récent livre un portrait plus nuancé de cette figure majeure et controversée de l'histoire du 20e siècle et montre comment ses trente années de règne ont modifié son pays.

Pour beaucoup d'Allemands, son nom est associé à la Première Guerre mondiale et à la défaite. Du côté des vainqueurs, il est considéré comme l'un des principaux responsables de la guerre et comme celui qui a couvert de son autorité les exactions de l'armée allemande dans les pays occupés.

Henry Bogdan donne un éclairage nouveau sur le rôle de Guillaume II pendant la guerre ; lui que ses généraux ont écarté de la gestion militaire et qui le qualifient en même temps d'"empereur absent". Homme cultivé et intelligent qui croit au progrès, le Kaiser encourage le développement économique, met en place une législation sociale qui fait de l'Allemagne d'alors le pays où la condition des travailleurs est plus favorable. On découvre aussi qu'il n'est pas le monarque aussi absolu que l'image traditionnelle a donné de lui.

Tel était Guillaume II, "mal-aimé" de l'histoire, que la défaite et la révolution de 1918 forcèrent à l'exil aux Pays-Bas d'où il put observer, non sans crainte, le tragique chemin que Hitler faisait prendre à l'Allemagne.

Henry Bogdan, Le Kaiser Guillaume II, dernier empereur d'Allemagne, Paris, Tallandier, 2014.

(Editeur Tallandier)

Musical 14-18

Représentation du spectacle de musical 14-18, en Néerlandais, à partir du 20 avril 2014, au Nekkerhal à Malines. C'est une histoire d'amour, de famille et d'amitié sur fond de Première Guerre mondiale.

Grâce à la tribune mobile de 1800 places, les spectateurs peuvent s'approcher de la scène et vivre l'action de plus près.

Pour plus de renseignements, consulter le site (en néerlandais et en anglais).

Le musical 14-18 est une réalisation de Studio100.

Destination Le Front

chemin ferCet ouvrage jette un éclairage nouveau sur une partie inédite du passé des chemins de fer belges, de leur développement au 19e siècle jusqu'à la Grande Guerre et la reconstruction au cours des années 1920. Outre de nombreuses photos historiques, des documents d'archives et des cartes anciennes, il y figure également des photos actuelles d'endroits qui ont marqué l'histoire du rail belge au cours de la Première Guerre mondiale.

Destination Le Front, Racine, 2014.