Les Mémoires du célèbre Baron rouge

Manfred von Richthofen - Le baron rouge – mémoires

Manfred von Richthofen a été le plus brillant des aviateurs allemands durant la Première Guerre mondiale. Il a abattu quatre-vingt-un avions ennemis. Ses escadrilles, les escadrilles rouges où servaient aussi son frère Lothar et son cousin, ont remporté plus de victoires que n’importe quel autre groupe aérien allemand. Lui-même finit par être abattu le 21 avril 1918, dans la Somme.
La réputation de Manfred von Richthofen était telle qu’il fut le seul pilote allemand auquel les Britanniques ont réservé des funérailles solennelles. Les correspondants des plus grands journaux français et anglais y ont assisté. Ceux-ci ont consacré de nombreux articles à ses combats et à sa mort. Son Journal de Guerre est un document de tout premier plan, non seulement pour les épisodes de guerre qu’il rapporte, mais surtout pour sa contribution à l’étude psychologique du pilote isolé, élément rare, durant la Première Guerre mondiale.

Manfred von Richthofen - le Baron rouge - Mémoires Collection Carnets de guerre 14-18 , Paris, Éditions Jourdan, 2018

Moi, Jeanne, mon journal intime sous l'occupation

Mon journal sous l’occupation par Jeanne Lefèbvre

 

Dans ma maison occupée par l’ennemi

Son mari parti se battre, Jeanne reste en compagnie de sa mère et de ses trois enfants à Saint-André-Lez-Lille, très vite occupée par les Allemands. Sa maison devenue le bureau d’officiers, elle prend la plume et transcrit fidèlement les évènements qui ont ponctué ces quatre ans et quatre jours d’occupation. Elle nous imprègne de cette ambiance de peur intense et continuelle des civils au milieu des éclats de bombes, d’obus et du crépitement des mitrailleuses. Elle y décrit la dure vie des simples citoyens avec son lot de difficultés quotidiennes comme la sous-alimentation, les trahisons de certains, mais également la formidable entraide qui en unit d’autres.
Pendant ces quatre années, Charles, lui, un fusil dans une main et son carnet de croquis dans l’autre, combat dans les rangs de l’armée. Lors de la mobilisation de 1914, il s’était en effet rendu à la gare dans le but de réaliser quelques esquisses du départ des soldats et avait fini par les accompagner.
Les dessins de Charles et les écrits de Jeanne constituent un témoignage extraordinaire, non seulement de ces quatre années de guerre, mais aussi des us et coutumes de cette époque, des habitudes de vie dont nous n’avons plus idée, sans électricité, sans radio, sans télévision, sans ce que nous appelons le confort moderne…
Ces documents authentiques ont été confiés par leur petite-fille à Francis Arnould qui les a rassemblés en un carnet d’exception.

LEFÈBVRE (Jeanne), Moi, Jeanne. Mon journal intime sous l'occupation Collection Carnets de guerre 14-18, Paris, Éditions Jourdan, 2018

Fausses vérités et vrais mensonges de 14-18

Fausses vérités et vrais mensonges de 14-18 par Pierre Monteil - Cyril Pujol

 

La Première Guerre mondiale reste aujourd’hui un des conflits les plus meurtriers de l’Histoire ; cependant, un siècle plus tard, force est de constater qu’il subsiste de nombreuses idées reçues sur ce qui aurait dû être la « Der des Ders ». Pourtant, à une époque où nous sommes en permanence connectés à Internet, chaque information peut être vérifiée en l’espace d’un instant. En effet, il semble que l’ignorance et la propagande ont tendance à déposer une « patine » sur les évènements, que les historiens ont parfois bien du mal à « décrasser. »

Ainsi, saviez-vous que le pantalon garance ne fut pas la cause des colossales pertes de l’été 1914 ? Que les gaz de combat firent en réalité bien peu de victimes ? Que les troupes coloniales françaises ne furent pas de la « chair à canon à consommer avant l’hiver » ? Que la grippe espagnole ne fut pas espagnole ? « Fausses vérités et vrais mensonges de 14-18 » a été écrit à quatre mains, dans un style mêlant simplicité de lecture, esprit critique et objectivité. Il est donc conçu pour s’adresser à tous les publics, aux néophytes comme aux passionnés.

MONTEIL (Pierre) et PUJOL (Cyril), Fausses vérités et vrais mensonges, Pars, Éditions Jourdan, 2017

Gender@war - Femmes et Hommes en guerre

Femmes et Hommes en guerre.
du dimanche 6 mai au dimanche 21 octobre 2018

Visuel expo

11 novembre 1918, 11 heures, l'armistice est proclamé. Les foules exultent et acclament la fin de la guerre. À l'occasion du centième anniversaire de la fin de la Première Guerre mondiale, La Fonderie présentera, dès le 6 mai prochain, l'exposition conçue par le CARHIF, Gender@war 1914-1918, qu'elle complètera de pièces originales.

L'exposition trouve sa place à La Fonderie car elle offre un regard social sur cette guerre dont l'ampleur et l'extrême violence suscitent encore une profonde émotion. La Première Guerre mondiale a profondément bouleversé la société héritée du 19ème siècle. Plus spécifiquement, dans le domaine de l'égalité des sexes et de la division des rôles, plus rien ne sera comme avant.

La mémoire collective véhicule encore les images du valeureux soldat défendant la patrie et de la femme soignant les blessés ou pleurant ses morts. Mais ces images convenues dissimulent les rôles bien plus complexes et multiples attribués aux hommes et aux femmes durant le conflit.

À travers des exemples tirés de quatre pays (Allemagne, Belgique, France et Grande-Bretagne), l'exposition explore l’étroite dépendance entre les fronts militaire et civil et ses conséquences sur les rôles masculins et féminins. Qu’attend-on des hommes, des femmes et des enfants ? Quelles sont leurs souffrances et leurs contributions à l’effort de guerre ? Comment la guerre affecte-t-elle leur statut dans la famille et la société ?

L’exposition suggère des réponses à ces questions, en montrant le choc infligé à des dizaines de millions d’hommes et de femmes : la guerre envoie les hommes au front, sépare les familles, désorganise le monde du travail, propulse les femmes dans des fonctions traditionnellement masculines, ou au contraire, dans les régions occupées, renvoie les hommes et les femmes au foyer et les oblige à gérer ensemble la précarité domestique. Comment la guerre brouille-t-elle les codes de la féminité et de la masculinité ? Comment exalte-t-elle des valeurs très conventionnelles tout en proposant des modèles émancipateurs ?

Enfin, Gender@war décrit les conséquences de la guerre sur les droits économiques et politiques des hommes et des femmes et la construction de la mémoire du conflit.

Confrontant en permanence propagande, rôles attendus et réalité, l'exposition dépasse les clichés et fait largement réfléchir aux effets des conflits armés sur le statut des hommes et des femmes dans la société. Trilingue (français – néerlandais - anglais) et présentant plus de 300 documents (photos, affiches, dessins, caricatures, publications, lettres, cartes postales…) issus de nombreux centres belges et étrangers, elle s’adresse à un large public, jeune et moins jeune. Elle sera accompagnée d'un programme d'activités variées : journée familiale pour l'ouverture, visites guidées, animations scolaires, concours d'écriture sur la lettre de guerre, lecture publique, conférences…

Visites guidées de l'exposition

En français, néerlandais, anglais et allemand, pour des groupes d’adultes ou scolaires (niveau secondaire)
Uniquement sur réservation, minimum 2 semaines à l’avance

Durée: 1h30
Prix: Adultes 110€, Groupes scolaires 100 €*
Outils: L’exposition est accompagnée d’un dossier pédagogique pour les enseignants. (réalisé par le Carhif)
Réservations: Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. - 02/410 99 50

* Jusqu’au 31 décembre 2018, les écoles subsidiées par la Fédération Wallonie-Bruxelles bénéficient d’un prix d’entrée de 40€.


FEMMES ET HOMMES EN GUERRE
Pour compléter cette exposition, La Fonderie vous propose un parcours guidé en ville
Les dimanches 08 juillet  et 2 septembre à 14h


Rendez-vous: devant la porte du Palais de Justice, place Poelaert, 1000 Bruxelles
Fin: Place de la Bourse
Durée: 2h

Réservations: Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. - 02/410 99 50

Bruxelles est la seule capitale occupée durant la Première Guerre mondiale. Cette occupation se vit-elle différemment selon le genre ? Quels sont les enjeux d’une ville sous domination étrangère? Et comment s'est effectué le retour à la vie normale ?
Un parcours réalisé à l’occasion du centenaire et en marge de l’exposition “Gender@war”

 


Autres activités programmées :

> Vendredi 31 août, 18:00>23:00 : nocturne d’été pour la clôture des stages de La Fonderie — Animations, démonstrations, barbecue...

> mardi 25 septembre, 18:30 : Les rapports de genre véhiculés par les films de guerre — Conférence par Muriel Andrin (ULB). Entrée 3 €/1 €. Le cinéma a proposé des milliers de fictions qui mettent en scène des conflits historiques ou imaginaires. Il offre un point de vue privilégié pour observer la place que la société réserve aux hommes et aux femmes.

> un jeudi d’octobre, date à préciser : Nocturne des musées bruxellois. Entrée gratuite.

> dimanche 21 octobre, 14:30 : Envahi-e-s, occupé-e-s, libéré-e-s : rapports de genre en Belgique, 1914-1920. Conférence par Sophie de Schaepdrijver (Pennsylvania State University— VUB). Entrée 3 €/1 €. La Première Guerre mondiale impose l’expérience du front (vécu militaire et masculin) et celui de l’« arrière » (vécu civil, familial). Mais la Belgique occupée forme un tiers espace, ni front ni « arrière », où les rapports de genre se déclinent de façon particulière. Les normes traditionnelles y sont tour à tour renforcées et affaiblies.

16:00 : proclamation des résultats du concours d’écriture Lettres de guerre et lecture des textes des lauréats.

Entrée gratuite.

http://www.lafonderie.be/component/content/article/66-fr/accueil/509-gender-war-1914-1918

Armistice 1918

ARMISTICE 1918. PETIT DICTIONNAIRE INSOLITE & HISTORIQUE DU 11 NOVEMBRE 1918 par Christophe SOULARD

Le 1 561e jour de la guerre, est signé l’armistice qui suspend les combats de la Première Guerre mondiale. Mais que s’est-il passé ce 11 novembre 1918 ? Comment est-on parvenu à cette signature ? Quels étaient les protagonistes ? Quelles ont été les conséquences ? Où le maréchal Joffre, le capitaine de Gaulle, Lénine ou même Hitler étaient-ils ? Qui a été le dernier tué en ce 11 novembre ? Quels symboles perdurent 100 ans plus tard ?

C’est à quelques-unes de ces questions et à bien d’autres que cet ouvrage tend à répondre avec l’objectif de commémorer la fin de cette guerre totale.

À travers ce petit dictionnaire aussi historique qu’insolite, le lecteur découvre les éléments qui ont permis au 11 novembre 1918 d’être une journée si particulière. L’ouvrage s’intéresse à la signification de ce cessez-le-feu vécu différemment dans chaque camp ainsi qu’aux personnages connus ou méconnus qui en ont été les principaux acteurs. De A (abdication) à Z (Zone rouge), le lecteur revit cette journée importante et ses développements sous des aspects parfois insolites.

SOULARD (Christophe), Armistice 1918. Petit dictionnaire insolite & historique du 11 novembre 1918, Levallois-Perret, Éditions JPO, 2018

Chroniqu!e cachée de la Grande Guerre. Lettres d'É. de Nalèche à P. Lebaudy (1914-1919)

CHRONIQUE CACHÉE DE LA GRANDE GUERRE. LETTRES D'É. DE NALÈCHE À P. LEBAUDY (1914-1919) par Odile GAULTIER-VOITURIEZ

Du commencement de la Première Guerre mondiale aux lendemains du Traité de Versailles, Étienne de Nalèche, directeur du Journal des Débats, écrit à son ami et mécène, l’industriel sucrier Pierre Lebaudy, engagé sur le front. Non pour lui donner de ses nouvelles (il ne parle jamais de lui), non pour lui demander de l’argent pour son journal (en déficit chronique), mais pour lui raconter la Grande Guerre vue de Paris. Écrites à la manière d’une chronique, ces lettres relatent les dîners mondains auxquels participe Nalèche, ses rencontres avec les membres de l’état-major, les ambassadeurs, les députés, les hommes d’affaires, les académiciens. Anecdotes croustillantes et humour fin allègent la tonalité de cette correspondance aux sujets sérieux : politique intérieure, Parlement, composition des gouvernements, évolution du front, situation économique, etc. Ces missives témoignent de la vision d’un homme situé au cœur des réseaux de pouvoir, particulièrement bien informé, lucide sur le basculement de civilisation en train de se produire sous l’effet de la guerre civile européenne. (Résumé éditeur)

GAULTIER-VOITURIEZ (Odile), Chronique cachée de la Grande Guerre. Lettres d'É. de Nalèche à P. Lebaudy (1914-1919), Paris, CNRS Éd., 2017, 472 pages

Parlementaires morts pour la France

PARLEMENTAIRES MORTS POUR LA FRANCE par Christophe SOULARD

Au déclenchement de la Première Guerre mondiale, 300 parlementaires français, qu'ils soient sénateurs ou députés, sont mobilisables. Mais comment l'autorité militaire peut-elle les utiliser puisque leur cas n'est pas prévu par la loi? Doivent-ils rester à la Chambre? Rejoindre leurs unités? Doit-on leur attribuer le grade d'officier? Certains partiront au front, d'autres continueront à siéger... Au final, au terme du conflit, vingt-et-un d'entre eux auront perdu la vie. Un ouvrage inédit, bien documenté qui retrace la biographie de ces vingt-et-un parlementaires morts au champ d'honneur.

SOULARD (Christophe), Parlementaires morts pour la France, Levallois-Perret, Éditions JPO, 2017, 246 pages