Colloque The Great War from below

The Great War from below: entre parcours individuels et expériences collectives. Nouvelles sources, nouvelles perspectives.
 
Colloque The Great War from below
 
Ce 3 mars 2015, les Archives générales du Royaume organisent un colloque international intitulé « The Great War from Below : entre parcours individuels et expériences collectives. Nouvelles sources, nouvelles perspectives ».

Le but de ce colloque est d’explorer les nouveaux outils développés au profit de la recherche, de s’interroger sur les initiatives menées par différents acteurs actifs sur le terrain de l’histoire sociale de la Première Guerre mondiale et de mettre en avant une série de sources peu utilisées jusqu’ici. L’ambition de cette journée, organisée dans le cadre du projet The Great War from Below,  est également de présenter les nouvelles recherches en cours, leurs méthodes et leurs objectifs.

Inscription obligatoire avant le 25 février (Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.)

Date: 3 mars 2015

Lieu: Archives générales du Royaume (8-10, rue de Ruysbroeck, 1000 Bruxelles)

Tarifs: Entrée libre

Contact: Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. et 02/513.76.80

 

14-18

BD 14-18Dans cette saga en dix tomes, les auteurs nous font revivre les horreurs de la guerre et la vie quotidienne à l'arrière de 1914 à 1918 à travers les yeux de huit copains et de leurs épouses vivant dans un village français, issus de milieux sociaux différents. Dans chaque tome, les protagonistes sont mis en situation au moment d'un événement historique important (août 1914: début de la guerre; septembre 1914: la bataille de la Marne, etc).

Il s'agit d'une bande-dessinée historique où le langage de l'époque est fidèlement restitué. Les traits sont fins et la découpe est filmique. Les scènes d'horreur sont présentes, mais elles ne tombent pas dans le "trash".

Jusqu'à présent, décembre 2014, deux tomes ont déjà vu le jour: tome 1: Le petit soldat (août 1914) - tome 2: Les chemins de l'enfer  (septembre 1914).

CORBEYRAN - ÉTIENNE LE ROUX, 14 - 18 - t. 1. Le Petit Soldat (août 1914), Tournai, Editions Delcourt, 2014

Editions Delcourt

Gabrielle Petit: conférence de Sophie de Schaepdrijver

schaepdrijver-okMardi 16 décembre 2014, 18 h. 30, Salle Gothique, Hôtel de Ville de Bruxelles

Gabrielle Petit, résistante bruxelloise fusillée en 1916

 

Par Sophie de Schaepdrijver (Pennsylvania University), spécialiste de réputation internationale et auteur de nombreux ouvrages de référence sur La Première Guerre mondiale.

Gabrielle Petit est fusillée le 1er avril 1916 à Bruxelles par les Allemands, accusée d'activités d'espionnage pour le compte des Alliés.

Sophie de Schaepdrijver revient sur cette figure emblématique de la résistance belge pendant la Première Guerre mondiale. Elle vient d'y consacrer un récent ouvrage, Gabrielle Petit. The Death and Life of a Female Spy in the First World War.

Je préfère être fusillé

Je préfère être fusilléCent quarante militaires belges furent condamnés à la peine de mort
entre le mois d’août 1914 et la fin décembre 1918. Qui étaient-ils ?
Quels faits avaient-ils commis pour être punis si sévèrement ?
Quels furent les facteurs qui entrèrent en jeu pour en arriver à cette
peine suprême ? Qu’advint-il de ceux qui furent condamnés mais non exécutés ?
Quelle fut pour chacun l’attitude du roi Albert face à ce dossier ?
Notre justice fut-elle à chaque fois sereine et attentive à la souffrance
endurée par les soldats ou bien peut-on lui reprocher, à certains
moments, d’avoir été expéditive et d’avoir « fait des exemples » ?
Et question brûlante d’actualité, faut-il réhabiliter ces condamnés à mort
de 14-18 ?

Quelles sont les raisons présentées par la NVA et par les familles de
fusillés pour demander cette réhabilitation ?
 
AMEZ (Benoît), Je préfère être fusillée. Enquête sur les condamnations à mort prononcées par les conseils de guerre belges, Waterloo, Editions Jourdan, 2014, 380 p.
 

Exposition: Poperinge terminus, trafic intense à Poperinge 1914-1918

La gare de Poperinge 1914-1918Poperinge terminus, trafic intense à Poperinge 1914-1918

Pendant la Grande Guerre, la gare de Poperinge était une plaque tournante logistique et le pivot de l'évacuation médicale du front vers la France. Des soldats et des marchandises arrivaient et partaient en masse via la ligne L. 69, mais aussi des blessés, des malades et des réfugiés qui transitaient par Poperinge.

La chapelle de l'hospice (Gasthuiskapel) abrite un diorama sur le thème du train, qui ravira petits et grands. Cette maquette (échelle 1/76) présente différentes scènes. Une application L. 69 en plusieurs langues part de la gare et emmène les promeneurs, à vélo ou à pied, à la découverte de différents lieux de la Première Guerre mondiale qui possèdent une histoire. Des images de jadis surgissent et d'anciennes cartes ferroviaires dévoilent un ingénieux réseau d'embranchements.

Le lancement de l'application est associé à l'édition d'une carte routière authentique et à l'exposition en plein air Poperinge Terminus, trafic intense à Poperinge.

Où: Gasthuiskapel, Gasthuisstraat 1A à B8970 Poperinge (Belgique)

Quand: du 19 septembre 2014 au 5 septembre 2015

          du 19 septembre au 16 novembre 2014: tous les jours

          du 17 novembre 2014 au 15 février 2015: samedi et dimanche

          du 16 février au 5 septembre 2015: tous les jours

          Fermée le lundi

Prix:    Adultes: 3,00 €

          Enfants (<= 12 ans): 1,00 €

          Ticket famille: 5,00 €

          Groupes: 2,00 €

          Location iPad pour la visite de l'exposition en plein air: 5,00 €

Contact:  0032. (0)57.34.66.76

 

flandersfields.be/fr/evenements/poperinge-terminus-trafic-intense-poperinge-1914-1918

flickr.com/

 

             

C'étaient les poilus!

C'étaient les Poilus!Soixante millions d’hommes dans le monde se sont trouvés mêlés à la Première Guerre mondiale. Parmi eux, plus de quatre millions de Français eurent à connaître, à un moment ou à un autre, les misères et les risques des premières lignes : on les appela les poilus.

La guerre des généraux et des ministres, la guerre des batailles décrites par des spécialistes de l’histoire militaire, déplaçant divisions et régiments sur la carte comme s’ils jouaient aux échecs ont été souvent montrées. La guerre des sans-grades, des pousse-cailloux, on la connaît moins. Ils avaient une vingtaine d’années, étaient boulangers, ferronniers ou paysans. Du jour au lendemain ils devinrent artilleurs ou fantassins. L’un d’eux raconta :  Le gaz, la boue, les poux, la faim, les ravitaillements qui n’arrivaient pas, le masque qu’il fallait nettoyer toutes les deux heures parce qu’il nous faisait baver. On vivait dans la saleté. On était malheureux. On était comme des bêtes.
Quelle connerie, la guerre ! Jamais Jacques Prévert n’eut autant raison.

Pierre Stéphany, dont on connaît la manière de raconter l’histoire comme une histoire en ajoutant aux faits un supplément de vie et d’émotion, s’intéresse cette fois aux poilus. Le mot existait dans le vocabulaire militaire bien avant la Première Guerre mondiale ; mais il réapparut soudain en 1914 pour connaître une fortune qui dure encore, parce que le mot parle d’hommes qui n’allaient pas souvent chez le coiffeur et ne se rasaient pas tous les jours mais aussi parce qu’il porte un accent de virilité et de fraternité qui nous rend proches à jamais de ces soldats inconnus.

Le fond historique de ce livre, ce sont les grands événements d’août 1914 à novembre 1918, particulièrement en France et en Belgique. Ils sont ici rapportés et expliqués brièvement mais suffisamment. On y trouve les portraits de quelques hauts personnages : Joffre, Pétain, Albert Ier, etc. – de Gaulle s’y trouvait déjà : il estimait que les tranchées étaient mal construites et il fut blessé à Verdun.
Mais la force du récit, ce sont les poilus au front. Les poilus au repos, dans les combats, tassés dans les trous – un réseau de tranchées et de boyaux qui faisait des milliers de kilomètres, sur les 800 kilomètres séparant la mer de la Suisse, guettant l’ennemi, jetés dans des attaques meurtrières toujours inutiles : la France à elle seule eut plus de 1 397 000 tués.

Pierre Stéphany est de ces témoins, de moins en moins nombreux, à qui leurs parents ont raconté leur propre Grande Guerre ; celui que l’institutrice ou l’instituteur conduisaient le 11 novembre au pied du monument aux morts, qui ont connu dans leur village ou leur quartier des survivants – celui qui avait été gazé à Ypres, celui à qui il manquait un bras, celui dont une balle avait troué le casque et qui était resté aveugle. Cela donne un accent de vérité et un degré d’émotion, plus attachants encore à cette histoire simple et quotidienne d’hommes ordinaires mêlés à des péripéties d’une violence extraordinaire.

STEPHANY, Pierre, C'étaient les Poilus! Des hommes ordinaires plongés dans l'enfer, Bruxelles, Ixelles Éditions, 2014, 350 pages

Ixelles Éditions