Les Poilus de Harlem

 

Les poilus de Harlem. L'épopée des Hellfighters dans la Grande Guerre, par Thomas SAINTOURENS

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Ils sont porteurs de valises, manutentionnaires, boxeurs, mais aussi avocats ou musiciens de jazz. Tous Noirs américains. Le 15e régiment d’infanterie de la garde nationale de New York, créé en 1916 à Harlem, est une équipée de choc, composée de 2 000 soldats et de quelques officiers noirs, menés par une poignée de hauts gradés blancs idéalistes. Par leur engagement dans la guerre mondiale, ils entendent briser la logique de ségrégation et prouver leur valeur humaine sur les champs de bataille.
Le 1er janvier 1918, ils débarquent à Brest en entonnant une Marseillaise jazz, prêts à se battre. D’abord relégué aux travaux manuels, ce régiment atypique, rebaptisé 369e RIUS, combattra à une seule condition : sous commandement français, intégré aux poilus, évitant ainsi à l’US Army le mélange des couleurs dans ses rangs. Surnommés « Hellfighters » par les Allemands, ils multiplieront les faits d’armes dans les tranchées de la Marne.
La Grande Guerre sera-t-elle le tremplin espéré vers leur reconnaissance ?

Thomas Saintourens raconte pour la première fois en France la formidable épopée de ces oubliés de l’Histoire. James Europe, le grand chef d’orchestre, fait vibrer la France au rythme du jazz, le peintre Horace Pippin croque dans ses carnets de bord la vie dans les tranchées et Henry Johnson, le modeste porteur de valises d’Albany, gagne le surnom de « Black Death » après une bataille héroïque. Si le 369e reçoit les plus hautes décorations françaises, l’Amérique blanche, elle, oubliera ses héros, pourtant dignes d’un film d’Hollywood.

SAINTOURENS (Thomas), Les Poilus de Harlem. L'épopée des Hellfighters dans la Grande Guerre, Paris, Editions Tallandier, 2017, 288 p. (Disponible en version numérique)

Les exilés belges en France. Histoire oubliée, 1914-1918.

1914-1918. Les exilés belges en France.Histoires oubliées /Jean-Pierre Popelier, Isabelle Kaanen-Vandenbulcke, Jacques Ganty, Patrick Loodts, Lara Loose, Jean-Philippe Préaux, Mélodie Brassinne, Isabelle Masson-Loodts

 
Huit histoires inédites de réfugiés belges en France pendant la Grande Guerre
 
À propos de l’ouvrage

Durant la Grande Guerre, 350 000 Belges se sont exilés en France. Après avoir traversé cette épreuve loin de leur terre natale, ces « Belges du Dehors » ont été accusés d'avoir échappé aux terribles souffrances de l'occupation brutale subie par les « Belges du Dedans ».
En France pourtant, certains, dont le gouvernement en exil, ont activement participé à la logistique de leur armée en guerre. D'autres ont permis aussi le maintien de l'activité économique de leurs régions d'accueil, privées des hommes mobilisés au front. La plupart ont fait preuve, entre eux, d'une solidarité exceptionnelle.
À l'heure où la figure du réfugié questionne plus que jamais, ce livre met en lumière l'inventivité et le courage des exilés belges de 14-18.

Les exilés belges en France. Histoire oubliée, 1914-1918, Bruxelles, éditions Racine, 2017, 232 pages

14-18. La réalité cachée

14-18, la réalité cachée, GIAN LAURENS

Voici la Première Guerre mondiale comme on ne vous l’a jamais racontée.

Dans « 14-18, la réalité cachée », l’auteur dresse un tableau sans concession du nombre incroyable d’inepties volontaires ou involontaires qui ont parsemé les récits de 14-18.

De la question de savoir si, en 1914, l’armée française était en retard d’une guerre (comme elle l’avait été en 1870 et le sera en 1940) à la raison pour laquelle tant de soldats se sont soumis à l’horreur sans qu’on les y force, l’auteur, poussé par le besoin de savoir, s’interroge :

- pourquoi les grands chefs français ont-ils persévéré dans des offensives qui conduisirent à de monstrueux massacres militairement inutiles ?
- quels sont les éléments, aussi différents que la culture ou même le climat, qui ont pu avantager l’un ou l’autre des adversaires ?
- pour avoir été vaincue en 1918 et en 1945, l’Allemagne serait-elle affligée d’un « déterminisme génétique de l’échec guerrier » ?
- la France a-t-elle vraiment récupéré du gigantesque traumatisme de la Grande Guerre, cent ans après ?
- et surtout, qui fut le vrai vainqueur en 1918 ?

Gian Laurens passe en revue et rectifie, à la lumière des dernières recherches, bon nombre de ces faits bien souvent encore tabous.

GIAN LAURENS, 14-18, la réalité cachée, Waterloo, éditions Jourdan, 2017

Histoire de l'armée française. 1914-1918

Histoire de l'armée Française, 1914-1918, Remy PORTE et François COCHET

11 novembre 1918. L’armée française est sans nul doute la plus puissante et la plus moderne du monde. La réputation qu’elle s’est acquise n’a rien d’usurpé (elle ne la perdra d’ailleurs qu’en 1940) : forte de 800 000 hommes au début de l’année et de plus de 2,5 millions le 2 août 1914, elle a continué tout au long du conflit à connaître des bouleversements considérables tant en termes politiques que technologiques, de recrutement comme de matériels.
Qu’il s’agisse de son organisation ou du style de commandement, de ses équipements et de leur doctrine d’emploi, de la formation du personnel ou de la technicité croissante de ses
matériels, de l’importance du soutien logistique, des relations entre soldats et officiers ou des généraux entre eux, les évolutions dans l’armée s’accélèrent dès l’automne 1914 et trouvent leur aboutissement dans la victoire.
Conjuguant l’histoire militaire, sociale, culturelle et des techniques, cette vaste fresque dressée par deux historiens spécialisés montre comme on ne l’avait jamais fait comment a été édifié la première armée du monde.

PORTE, Rémi et COCHET, François, Histoire de l'armée française, 1914-1918, Paris, éditions Tallandier, 2017, 528 pages

La Guerre des Russes blancs, 1917-1920

La guerre des Russes blancs, Jean-Jacques MARIE

De 1917 à 1922, la guerre civile a causé des ravages en Russie : des millions de morts, des épidémies de typhus et de choléra, la famine, la misère, des populations terrorisées, déportées, massacrées. À l’abdication de Nicolas II en 1917, les bolcheviks − les Rouges − prennent le pouvoir. Comment les Blancs ont-ils pu perdre une guerre dont ils s’étaient vus tant de fois les vainqueurs ?
Les Blancs, des généraux de l’ancienne armée proscrits – notamment Denikine, Koltchak, Wrangel − organisent la lutte pour le retour du régime tsariste. Leur action prend naissance dans le sud du pays, puis s’étend jusqu’en Sibérie. Face à la terreur rouge et blanche qui s’abat sur eux, les paysans se révoltent contre les réquisitions des récoltes et la conscription imposée, souvent appuyés par des bandes de pillards partisans. Les « Verts », comme on les appelle, se battent également contre les Blancs et les Rouges. Le pays est en plein chaos. Mais les Blancs connaissent des divisions politiques et militaires.
Devant l’ampleur des menaces, le gouvernement bolchévique proclame la mobilisation générale et obligatoire. Trotsky prend la direction de l’Armée rouge, qui passe d’un million d’hommes en 1918 à plus de cinq millions en 1920, et élimine les unes après les autres les armées blanches. Les dernières forces blanches rassemblées en Crimée par le général Wrangel sont battues par l’Armée rouge en novembre 1920. Ces années d’affrontements, d’exactions et de terreur font des millions de morts parmi les troupes et la population victimes des combats, de la famine, des épidémies. La richesse inégalable de ces sources inconnues en France fait de ce livre non seulement un récit unique des coulisses de l’histoire, un rapport sur le vif du quotidien des hommes et des populations, une image sans retouches de la vérité historique, mais aussi une synthèse magistrale sur cet épisode tragique de l’histoire russe.

MARIE, Jean-Jacques, La guerre des Russes blancs, 1917-1920, Paris, éditions Tallandier, 2017, 528 pages

La Guerre de 1914-1918 sur le front russe

La guerre de 1914-1918 sur le front russe, de Andolenko Serge

« Si la France n’a pas été effacée de la carte de l’Europe, c’est avant tout à la Russie que nous le devons, »
déclare le Maréchal Foch à la fin de la Première Guerre mondiale. L’ouvrage tente de soigner une amnésie
générale en démontrant le rôle oublié de la Russie impériale pendant la Première Guerre mondiale.

En juillet 1914, Nicolas II décrète une mobilisation générale et engage sept millions d'hommes aux côtés de la France, son armée est une des meilleures et attaque le front Est, affolant l'État-major allemand qui déplace ses troupes du front Ouest en renfort (permettant le "miracle" de la Marne et de ses taxis).
En 1915, l'industrie russe, à la traîne derrière l'industrie allemande, compense par de très lourdes pertes humaines son infériorité en équipement : les soldats récupèrent les armes sur leurs camarades mots, les combats se poursuivent à la baïonnette, au couteau, et même à mains nues. Cette hécatombe permet malgré tout d'affaiblir les Allemands, qui proposent une paix séparée à Nicolas II : elle est rejetée et la boucherie se poursuit.
En 1916, c'est Verdun et l'offensive de la Somme, le front Est est relativement épargné, les Russes en profitent pour s'approvisionner et s'équiper, puis lancent deux offensives décisives en Bessarabie et dans le Caucase. L'espoir revient pour les Alliés.
Mais arrivent 1917 et l'abdication de Nicolas II. Les soldats qui avaient combattu pour la Patrie, Die et le Tsar sont perdus, le gouvernement provisoire proclame sa volonté de poursuivre la guerre, tout en donnant des ordres incohérents : l'armée est détruite de l'intérieur. Pour l'auteur, la "Révolution n'est pas une conséquence d'une prétendue défaite militaire ; la Révolution serait plutôt la cause première de la destruction de l'armée".

Alors que les commémorations du 11 novembre 2016 ont rendu un hommage historique aux soldats russes, morts aux côtés des soldats Français, l'ouvrage de Serge Andolenko tente de soigner une amnésie générale en démontrant le rôle oublié de la Russie impériale pendant la Première Guerre mondiale.

Éditions des Syrtes

Essai

ANDOLENKO, Serge, La guerre de 1914-1918 sur le front russe, Genève, 2017, 216 pages (dimensions 24 x 15 x 1 cm)

Centenaire de la venue du général Pershing à Boulogne-sur-Mer 1917 - 2017

EXPOSITION - «Pershing –Boulogne à l’heure américaine- 1917, le moment Pershing.»

L’année 2017 sera marquée par les commémorations du centenaire de l’entrée en guerre des Etats-Unis lors du premier conflit mondial. A cette occasion, la Ville de Boulogne-sur-Mer a souhaité s’inscrire pleinement dans ces commémorations. La Ville de Boulogne-sur-Mer fut en effet, par son positionnement géographique, à la fois port et centre médical alliés, un des lieux stratégiques du conflit. A ce titre, c’est à Boulogne que le général PERSHING débarqua le 13 juin 1917 à la tête du corps expéditionnaire américain, symbolisant par ce geste l’entrée en guerre des Etats-Unis d’Amérique aux côtés des Alliés. Inscrite dans le cadre de cet évènement – Boulogne à l’heure américaine- voulu et porté par la Ville de Boulogne-sur-Mer, l’exposition 1917, le moment Pershing en sera l’une des manifestations majeures. Afin de commémorer cet évènement, mais aussi le lien qui unit Boulogne aux Etats-Unis, les Archives municipales de Boulogne-sur-Mer présenteront en salle comtale du Musée, du 13 juin au 11 novembre 2017, une exposition bilingue de documents, photographies, films, objets…provenant des collections boulonnaises, mais aussi des Archives nationales françaises, anglaises et américaines. Destinées à tous les publics, cette exposition fera l’objet de la publication d’un catalogue de 120 pages, mais aussi d’actions de médiation à destination des adultes, enfants scolaires.

Ouvert tous les jours sauf le mardi En haute saison du 2 mai au 30 septembre - De 10h00 à 18h00 En saison basse du 1er octobre au 30 avril - De 10h00 à 12h30 et de 14h30 à 17h30

Contact :Le Musée (Salle comtale), Rue de Bernet à F-62200 BOULOGNE SUR MER
Source : Tourisme Boulogne-sur-Mer