Guerre inachevée, paix manquée, 1914-1918

GUERRE INACHEVÉE, PAIX MANQUÉE 1914-1918 par Jean-Claude REVERCHON

Dans sa montée aux extrêmes, la Première Guerre mondiale n'aura connu ni vainqueur ni vaincu. Sur le front ouest les Allemands échouent quatre fois à remporter la victoire. La suite fut une paix ratée qui engendra plus de sang et de ruines. A l'origine de ce livre, il y eut le récit du père de l'auteur, engagé volontaire en 1914 à l'âge de 18 ans, officier de troupe sur le front jusqu'à la fin de la guerre. Vers la fin de sa vie, Louis Reverchon, acteur insignifiant et anonyme du bouleversement mondial, tient à raconter sa guerre ou du moins quelques épisodes, tels qu'il les a vécus, bien souvent dans la douleur. L'auteur veut expliquer cette période tragique. Il souligne la nécessaire coopération entre la France et l'Allemagne dans une Europe commune.

REVERCHON (Jean-Claude), Guerre inachevée, paix manquée 1914-1918, Paris, Éditions L'Harmattan ,2017, 170 pages

1918 l'Année décisive - volume 2: La contre-offensive alliée

1918 L'ANNÉE DÉCISIVE - VOLUME 2 : LA CONTRE-OFFENSIVE ALLIÉE par Henri ORTHOLAN

Voici la suite du premier volume qui traite des dernières offensives allemandes. Dans ce volume l'auteur analyse la préparation et le déroulement de la contre-offensive alliée. Le sort des armes bascule en faveur des Alliés durant l'été 1918 à partir du déclenchement de la contre-offensive de Villers-Côtterets. Dès lors, l'armée allemande ne cessera de reculer, le point de ce repli irréversible se situant le 8 août 1918, son "jour de deuil" pour reprendre l'expression du général allemand Ludendorff. Cette contre-offensive, de la mer du Nord jusqu'à la Meuse débouchera sur l'Armistice du 11 novembre 1918. 

ORTHOLAN (Henri), 1918 l'Année décisive - volume 2 : La contre-offensive alliée, Saint-Cloud, Éditions SOTECA, 2017, 300 pages

1918 l'Année décisive - volume 1: Les ultimes offensives allemandes

1918 L'ANNÉE DÉCISIVE - VOLUME 1 : LES ULTIMES OFFENSIVES ALLEMANDES par Jean-Claude LAPARRA

C'est un long cheminement que suit l'armée allemande pour être en mesure, après l'échec du plan Schlieffen à l'automne 1914, de poursuivre les hostilités. 1918 est peut-être enfin l'année décisive pendant laquelle elle va jouer son va-tout, car elle est dans une situation plutôt favorable où elle est à même d'attaquer le front occidental avec un maximum de moyens. L'opération est préparée dans les moindres détails. Les circonstances conduisent à ce qu'il y ait deux longues offensives (du 21 mars au 2 mai puis du 27 mai au 15 juin) et une courte attaque (15-17 juillet). Ces trois opérations ouvrent une période de revers et de recul pour l'armée allemande dont profitent les troupes françaises pour contre-attaquer. La narration de ces trois opérations sur le front Ouest est accompagnée d'une présentation des aspects diplomatiques, politiques, tactiques voire techniques.  

LAPARRA (Jean-Claude), 1918 l'Année décisive - volume 1 : Les ultimes offensives allemandes, Saint-Cloud, SOTECA, 2017, 300 pages

Août 1914 : l'artilleur Alexandre Richard témoigne

AOÛT 1914 : L'ARTILLEUR ALEXANDRE RICHARD TÉMOIGNE par Olivier ROUSSARD

 


Olivier Roussard publie un livre sur le journal de guerre de son arrière-grand-père, aux éditions Baudelaire. L'ouvrage est divisé en trois parties : la vie d'Alexandre Richard; ensuite la transcription de son journal de guerre et finalement les réflexions de l'auteur. Ce dernier raconte le quotidien des premiers mois meurtriers de ce conflit avant d’être grièvement blessé. Alexandre Richard, Savoyard, est né à Bramans en 1890, et a vécu sa jeunesse dans la région Rhône-Alpes : en 1908, au 2e Régiment d’artillerie de Grenoble, puis au 6e Régiment d’artillerie de campagne à Valence, à Saint-Etienne, à Izieux, à Valence, quand il est mobilisé, le 3 août 1914. Le 5 août 1915, il est affecté dans le service auxiliaire du 2e groupe d’Aviation basé à Lyon, où il habitera après la guerre. En 1929, il obtiendra la Croix du Combattant.

ROUSSARD (Olivier), Août 1914 : l'Artilleur Alexandre Richard témoigne, Lyon, Éditions Baudelaire, 2017, 185 pages

Les Vaincus

LES VAINCUS. Violences et guerres civiles sur les décombres des empires par Robert Gerwarth

Cet ouvrage paru d'abord en anglais et ensuite traduit en français, se distingue par son objet, plus que par les connaissances de l'auteur, professeur d'histoire contemporaine à la University College Dublin : regarder du côté des grands perdants du conflit. Le voyage commence en Russie et s'achève en Turquie en passant par l'Allemagne, l'Autriche, la Hongrie, l'Italie, la Bulgarie, toutes amputées, humiliées ou frustrées par le résultat militaire de l'année 1918, et celui, politique, des traités de 1919-1923. La guerre ne s'est pas arrêtée le 11 novembre 1918, le jour de l'Armistice. Pour une large part, ce n’est pas l’hécatombe des tranchées qui s’est révélée la plus dangereuse pour l’avenir de l’Europe, mais ce qui s’est joué dans les années qui ont suivi : révolutions, pogroms, expulsions de masse, guerres civiles et crimes d’une dimension génocidaire. Des millions de civils y trouvèrent la mort.
Partout, des peuples pleins de ressentiment, avides de revanche, attendaient leur heure pour se venger d’ennemis réels et imaginaires. La violence extrême qui a déferlé sur l’Europe de l’après-Première Guerre mondiale a pavé la voie des conflits génocidaires qui ont suivi : c’est la thèse centrale de ce livre novateur.

GERWARTH (Robert), Les Vaincus. Violences et guerres civiles sur les décombres des empires, 1917-1923, Paris, Le Seuil, 20xx, 480 p.

Dictionnaire de la guerre et de la paix

DICTIONNAIRE DE LA GUERRE ET DE LA PAIX sous la direction du général Benoît DURIEUX, de Jean-Baptiste JEANGÈNE VILMER et de Frédéric RAMEL

Le comité scientifique de l'ouvrage comporte 200 auteurs, des militaires, des universitaires, des acteurs du monde associatif. En 300 entrées, ils tentent, dans un bel effort, de dresser un état des recherches actuelles. La technologie a fait son entrée dans la guerre, mais pour la comprendre il faut l'étudier dans toutes ses dimensions : historiques et philosophiques, politiques et militaires, juridiques et prospectives. La paix est également décortiquée. Les thèmes abordés vont du 11 septembre 2001 - qui ouvre le bal, ce n'est pas un hasard - à Web social en passant par doctrine militaire, guerre aérienne, contre-insurrection, justice pénale internationale, révolution militaire, sous-marin, tactique.... Bien sûr, on peut toujours discuter les choix. Par exemple, si l'on trouve une entrée nazisme, il n'y a rien sur communisme, ni sur marxisme, dont l'empreinte sur la guerre au XXe siècle a pourtant été forte. Entre tactique et stratégie, l'échelon opérationnel, voire l'art opératif, n'a droit à aucun égard. L'on peut aussi regretter l'absence de regard sur les femmes et la guerre (sauf à l'article... viol). Ces bémols ne gâtent pas un bel ensemble, solide, copieux et à picorer. Ce dictionnaire a un double objectif : premièrement constituer un ouvrage de référence en langue française sur les questions stratégiques et deuxièmement contribuer à la consolidation des études sur la guerre et la paix dans le monde francophone.consolidation des études sur la guerre et la paix dans le monde francophone.

Dictionnaire de la guerre et de la paix, sous la direction du général Benoît DURIEUX, de Jean-Baptiste JEANGÈNE VILMER et de Frédéric RAMEL, Paris, PUF, 2017, 1522 p.

1918 de la grande peur à la Victoire

1918. De la grande peur à la victoire par Pierre MIQUEL

Le 11 novembre 1918, les combats cessent sur le front de France. Les hommes sortent des tranchées, la foule se presse à la Concorde, dans le monde entier la joie éclate. Mais les hommes ont payé cette paix d’un lourd tribut. Le conflit n’a jamais été si meurtrier qu’en 1918.
21 mars : les Allemands attaquent sur le front de Saint-Quentin. Quatre mois durant, les Alliés frôlent la défaite.
18 juillet : les Français contre-attaquent, avec l’appui des Américains et des chars. Il faudra trois mois pour acculer l’Allemagne à la défaite.
11 novembre : à 10 h 55, le soldat Trébuchon tombe frappé d’une balle dans la tête, le dernier des huit millions de victimes.
Pierre Miquel a profondément renouvelé l’histoire de 1918, l’année de la victoire. Une victoire douloureuse, celle des poilus, mais aussi des nations combattant en France pour la paix et la liberté des peuples.

MIQUEL (Pierre), 1918 De la grande peur à la victoire, Paris, Editions Tallandier, 2018, 416 pages.