Exposition Bruxelles novembre 1918 De la Guerre à la Paix?

BRUXELLES, NOVEMBRE 1918 DE LA GUERRE À LA PAIX?


Exposition Familles à l'épreuve de la guerre

FAMILLES À L'ÉPREUVE DE LA GUERRE au Musée de la Grande Guerre du Pays de Meaux

Avec une orientation résolument intimiste, l’exposition temporaire de l’année 2018 s’attache à présenter les bouleversements et les répercussions de la Grande Guerre pour des millions de familles.

Quelles répercussions la Grande Guerre a-t-elle eues sur ces millions de familles qui ont subi le conflit ?
En quoi la Première Guerre mondiale a-t-elle bouleversé la vie des foyers ? Dans le cours de l’histoire européenne et mondiale, comme sur les destins individuels, la rupture provoquée par la guerre est profonde et brutale.

Cette exposition temporaire propose un parcours articulé autour de trois thèmes:

    • les douloureuses séparations lors des mobilisations,
    • le bouleversement des quotidiens marqués par l’absence et la menace omniprésente de la mort,
    • la perte et le deuil ou le retour des soldats au foyer et à la vie civile ou comment les familles vivent le décalage produit par des vécus de guerre totalement différents.

Grâce à ses collections et à la participation d’une vingtaine de prêteurs privés et publics, le musée présente des correspondances, des oeuvres graphiques, des sculptures, des objets familiers, des  mobiliers, des costumes ou encore des uniformes qui révèlent avec force et sensibilité comment les cadres et les repères familiaux se brouillent, comment les liens de sang ou d’amour perdurent, se renouvellent ou se brisent du fait de la guerre.

Exposition temporaire à découvrir à partir du 2 juin 2018 jusqu'au 2 décembre 2018

Adresse et contact :  Rue Lazare Ponticelli, 77100 Meaux

Tarifs : Plein tarif : 10 €
Tarif réduit : de 5 à 7 €
(sur présentation de justificatif)

Familles à l'épreuve de la guerre

1918 L'ultime combat

1918 L'ULTIME COMBAT par Gilles Vauclair

En 1918, la Russie, en proie à la guerre civile, se retire du conflit en signant le 3 mars un traité de paix avec l'Allemagne. Dès lors, Ludendorff rapatrie ses divisions du front est au front ouest. Début 1918, l'Allemagne dispose donc de 200 divisions auxquelles les Alliés ne peuvent opposer que 170 divisions. Le 21 mars, l'armée allemande peut jeter des forces décuplées dans la bataille… La guerre de mouvement reprend comme en 1914. Les offensives victorieuses s'enchaînent d'abord pour l'armée allemande. Durant des mois, sans relâche, les combats vont faire rage, jusqu'à la reconquête et la victoire finale aux côtés des troupes américaines. Gilles Vauclair, spécialiste de la première guerre mondiale, est l'auteur de plusieurs ouvrages sur le conflit. Depuis 2014, il revient année après année sur le déroulement de la Grande Guerre. Il agrémente ses ouvrages de documents souvent inédits présentant les différents belligérants. Les moments clés de l'année 1918 : l'offensive de printemps, les batailles de la Lys et du mont Kemmel, Le Chemin des Dames, l'assaut sur Compiègne, le Friedenstrum, la deuxième victoire de la Marne, la bataille de Picardie, prise de Saint-Mihiel, l'attaque de la ligne Hindenburg, l'armistice.

VAUCLAIR (Gilles), 1918 L'ultime combat, Paris, Éditions Sutton, 2018, 158 pages

L'inévitable défaite allemande mars - juillet 1918

L'INÉVITABLE DÉFAITE ALLEMANDE MARS - JUILLET 1918 par Sylvain Ferreira

Erich Ludendorff propose de lancer une offensive d’envergure au printemps 1918 pour assurer la victoire de l’Allemagne avant l’entrée en lice des troupes américaines, tout en profitant de la fin probable des hostilités avec la Russie. De cette idée va découler la planification de sept opérations sur le front occidental dont cinq seront effectivement exécutées et deux resteront à l’état de projet. Ces opérations sont entrées dans l’Histoire sous le nom d’« offensives Ludendorff ». Loin d’aboutir à la victoire finale tant espérée, elles laissent l’armée allemande en août 1918 dans une situation stratégique plus défavorable qu’au début de l’année et scellent le sort de la guerre en sa défaveur.

 

FERREIRA (Sylvain), L'inévitable défaite allemande mars - juillet 1918, Chamalières, Lemme Éditions, 2018, 116 pages

14-18 Un autre regard

14 – 18 Un Autre Regard par Jacques Braibant

La Première Guerre mondiale a fait l’objet de milliers d’ouvrages qui, au travers de remarquables études, s’attachèrent à analyser l’événement en profondeur.
1914-1918, Un Autre Regard, au travers d’une série de photos totalement inédites et de questions simples, jette un regard nouveau sur ce terrible conflit.
Pourquoi cette guerre fut-elle une guerre de tranchées : tout simplement parce qu’après la Marne et la « course à la mer », les deux camps manquaient de munitions. En attendant que
l’industrie en fabrique de nouvelles, cette guerre, supposée être une guerre éclair s’arrêta et les troupes s’enterrèrent sur un front long de plus de 700 kilomètres.
Mais aussi :
– Pourquoi l’Allemagne perdit-elle une guerre qu’elle devait toujours gagner ?
– Pourquoi des centaines de milliers d’hommes sublimes moururent-ils à cause de l’incompétence de leurs chefs ?
– Pourquoi l’état-major français, en possession du plan d’invasion allemand depuis 1904, en tint-il si peu compte ?
– Pourquoi les Français partirent-ils au combat mal préparés et mal équipés ?
– Pourquoi les combattants en arrivèrent-ils à haïr les civils ?
– Pourquoi Philippe Pétain, colonel au début du conflit, devient-il trois ans plus tard Généralissime des armées françaises ?
– Quels furent les unités les plus titrées de l’armée française ?
Et d’autres questions, aux réponses toujours dérangeantes. Le courage et l’abnégation des combattants demeurant les seules vérités incontestables de cette sanglante folie.

 

BRAIBANT (Jacques), 14-18 Un autre regard, Paris, Éditions Jourdan, 2018

Les Mémoires du célèbre Baron rouge

Manfred von Richthofen - Le baron rouge – mémoires

Manfred von Richthofen a été le plus brillant des aviateurs allemands durant la Première Guerre mondiale. Il a abattu quatre-vingt-un avions ennemis. Ses escadrilles, les escadrilles rouges où servaient aussi son frère Lothar et son cousin, ont remporté plus de victoires que n’importe quel autre groupe aérien allemand. Lui-même finit par être abattu le 21 avril 1918, dans la Somme.
La réputation de Manfred von Richthofen était telle qu’il fut le seul pilote allemand auquel les Britanniques ont réservé des funérailles solennelles. Les correspondants des plus grands journaux français et anglais y ont assisté. Ceux-ci ont consacré de nombreux articles à ses combats et à sa mort. Son Journal de Guerre est un document de tout premier plan, non seulement pour les épisodes de guerre qu’il rapporte, mais surtout pour sa contribution à l’étude psychologique du pilote isolé, élément rare, durant la Première Guerre mondiale.

Manfred von Richthofen - le Baron rouge - Mémoires Collection Carnets de guerre 14-18 , Paris, Éditions Jourdan, 2018

Moi, Jeanne, mon journal intime sous l'occupation

Mon journal sous l’occupation par Jeanne Lefèbvre

 

Dans ma maison occupée par l’ennemi

Son mari parti se battre, Jeanne reste en compagnie de sa mère et de ses trois enfants à Saint-André-Lez-Lille, très vite occupée par les Allemands. Sa maison devenue le bureau d’officiers, elle prend la plume et transcrit fidèlement les évènements qui ont ponctué ces quatre ans et quatre jours d’occupation. Elle nous imprègne de cette ambiance de peur intense et continuelle des civils au milieu des éclats de bombes, d’obus et du crépitement des mitrailleuses. Elle y décrit la dure vie des simples citoyens avec son lot de difficultés quotidiennes comme la sous-alimentation, les trahisons de certains, mais également la formidable entraide qui en unit d’autres.
Pendant ces quatre années, Charles, lui, un fusil dans une main et son carnet de croquis dans l’autre, combat dans les rangs de l’armée. Lors de la mobilisation de 1914, il s’était en effet rendu à la gare dans le but de réaliser quelques esquisses du départ des soldats et avait fini par les accompagner.
Les dessins de Charles et les écrits de Jeanne constituent un témoignage extraordinaire, non seulement de ces quatre années de guerre, mais aussi des us et coutumes de cette époque, des habitudes de vie dont nous n’avons plus idée, sans électricité, sans radio, sans télévision, sans ce que nous appelons le confort moderne…
Ces documents authentiques ont été confiés par leur petite-fille à Francis Arnould qui les a rassemblés en un carnet d’exception.

LEFÈBVRE (Jeanne), Moi, Jeanne. Mon journal intime sous l'occupation Collection Carnets de guerre 14-18, Paris, Éditions Jourdan, 2018